Nouvelle lueur d'espoir pour les gens en surpoids

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Jean-Louis Santini
Agence France-Presse
Vancouver

Lueur d'espoir pour tous ceux qui sont en surpoids et peinent à retrouver la ligne: un modèle de simulation mathématique plus réaliste sur le régime à suivre pour perdre efficacement du poids vient d'être découvert par des chercheurs américains.

L'obésité a quasiment doublé en près de 30 ans dans le monde, affectant 500 millions d'adultes, --plus de femmes que d'hommes--, dont un grand nombre d'Américains. Ce qui a engendré une véritable industrie de cliniques diététiciennes et autres régimes «miracle», ponctionnant des milliards de dollars sans effet garanti à long terme.

Or, le hic c'est que les recommandations officielles en vigueur aux États-Unis sont trop optimistes selon Kevin Hall, expert de l'obésité à l'Institut national américain du diabète et des maladies digestives et rénales (NIDDKD).

Un nouveau système de référence s'imposait donc et c'est, a expliqué M. Hall, ce que propose l'étude publiée par lui et d'autres chercheurs en août 2011 dans la revue médicale britannique The Lancet et présentée dimanche à la conférence de l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS) à Vancouver (côte ouest du Canada).

Ainsi, a-t-il rappelé, on estime selon les tables en usage qu'il suffit de réduire de 3500 calories sa consommation par semaine --soit 500 calories par jour-- pour perdre une livre (soit 450 grammes, selon les poids et mesures aux États-Unis). Que ce soit en les brûlant dans des activités physiques ou en diminuant l'apport de nourriture.

En remplaçant chaque jour par exemple une boisson du genre lait frappé à la vanille par un simple café noir sans sucre, on vous promettait de perdre 25 livres (11 kilos) au bout d'un an.

Or cela s'avérait inexact, car ce modèle ne tenait pas compte des différences dans le métabolisme, a insisté M. Hall. Au bout d'un moment, le poids du patient se stabilisait. Cet effet de plateau le décourageait de continuer son régime et il regrossissait.

Contrairement aux autres simulateurs, le «nouvel outil» tient compte lui des différences dans le métabolisme entre les individus, «selon leur sexe, la masse de graisse initiale de leur corps ou leur âge», a souligné Kevin Hall.

Ce nouveau modèle «peut faire des projections raisonnablement exactes sur la perte de poids espérée contrairement aux prévisions exagérément optimistes du vieux système général utilisé depuis 50 ans aux États-Unis et appelé les 3500 calories par livre», a-t-il affirmé.

Résultat, «selon le nouveau système, pour perdre dix livres (4,5 kilos) il suffit de consommer 100 calories de moins par jour», mais il y faut plus de temps que ne le suggérait le modèle ancien. «Après un an, on en perd la moitié (soit deux kilos ndlr), avant d'atteindre un plateau après trois ans, des chiffres plutôt réalistes», selon Kevin Hall.

En fait, a ajouté Carson Chow, chercheur au laboratoire de modélisation biologique du NIDDKD, un des co-concepteurs du nouveau simulateur, «un biscuit de moins, soit 150 calories par jour, peut conduire à perdre sept kilos!», a-t-il souligné avec enthousiasme lors de la même conférence de presse.

En résumé, le nouveau modèle «permet de simuler les changements à faire dans l'alimentation et dans l'exercice physique pour qu'une personne puisse réaliser ses objectifs de perte de poids», a précisé Kevin Hall.

«Et ce qui est encore plus important, c'est de savoir ce qui doit être fait pour maintenir cette perte de poids», a-t-il ajouté.

«C'est un gros problème, car on peut cliniquement être très efficace pour faire perdre aux gens beaucoup de poids en peu de temps, mais ce poids revient», a dit le chercheur, principal auteur de l'étude.

«Ce simulateur est un outil dynamique dans lequel les gens peuvent entrer des informations telles que leur âge, taille, poids et des estimations de leur activité physique», a-t-il ajouté, en communiquant l'adresse internet du site (http://bwsimulator.niddk.nih.gov/).

Mais pour l'heure, ce simulateur compliqué d'usage est surtout destiné aux médecins et chercheurs pour «les aider à comprendre pourquoi une personne peut perdre du poids plus vite ou plus lentement que d'autres même quand elles suivent le même régime alimentaire ou ont le même niveau d'activité physique».

Au bout du compte, «ce simulateur peut être utilisé pour élaborer des programmes personnalisés d'amaigrissement» mieux adaptés, a estimé Kevin Hall.

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