Mammographie: les femmes peuvent attendre à 45 ans

Les femmes à risque modéré de développer un cancer du sein peuvent attendre... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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Agence France-Presse
Washington

Les femmes à risque modéré de développer un cancer du sein peuvent attendre d'avoir 45 ans avant de faire une mammographie annuelle, préconise l'American Cancer Society (ACS), qui recommandait auparavant de commencer dès 40 ans.

Et une mammographie tous les deux ans est suffisante au-delà de 54 ans si les femmes sont en bonne santé et ont une espérance de vie d'au moins 10 ans, selon ces nouvelles recommandations publiées mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

L'ACS estime aussi qu'il n'est plus nécessaire de procéder chez toutes les femmes, quel que soit leur âge, à des examens cliniques des seins pour détecter d'éventuelles grosseurs si elles ne présentent pas de risque particulier.

«Après une analyse méticuleuse sur des femmes de 40 à 54 ans, le groupe chargé d'élaborer ces recommandations a conclu que le fardeau de la maladie était moindre, sans être négligeable, chez celles âgées de 40 à 45 ans et que les risques liés à la mammographie ne se justifiaient plus dans ce groupe d'âge», écrit l'ACS.

Ces changements, qui pourraient alimenter le débat sur l'âge et la fréquence de ces examens aux États-Unis, est une reconnaissance des limites de la mammographie et de ses travers, comme le nombre élevé de résultats faux-positifs qui entraînent d'autres analyses comme des biopsies.

Mais les femmes entre 40 et 44 ans ayant un risque accru de développer un cancer du sein, comme des prédispositions génétiques, peuvent faire une mammographie annuelle, a souligné l'organisation.

La tumeur du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde.

Aux États-Unis, environ 230 000 femmes devraient recevoir un tel diagnostic en 2015. C'est la deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes américaines, après celui du poumon.

Même si la mortalité résultant du cancer du sein diminue régulièrement depuis 1990, grâce surtout à une détection plus précoce et aux traitements, 40 300 femmes vont y succomber encore cette année dans le pays, relève l'ACS.

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