Enfant stressé par les examens: comment l'aider?

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Pour contrer le stress de performance, il peut être bénéfique de rappeler au jeune ses succès passés.

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Nathalie Côté, collaboration spéciale
La Presse

La veille d'un examen, mon fils de 11 ans a parfois de la difficulté à s'endormir parce qu'il est trop nerveux. Il lui arrive aussi de se plaindre de maux de ventre. Comment l'aider à être plus détendu?

«Tout d'abord, il faut déterminer pourquoi il est anxieux avant un examen. Est-ce nouveau? A-t-il vécu des choses récemment? On peut profiter d'un moment calme et intime pour discuter de ses craintes», indique Catherine Cloutier, psychologue. Les parents peuvent aussi aider leur jeune à exprimer ce qu'il ressent par l'art ou le jeu. Connaître la cause du stress permet d'intervenir beaucoup plus efficacement, souligne Mme Cloutier. Discuter avec l'enseignant et consulter un psychologue pour enfants peuvent certainement contribuer à améliorer la situation.

Un carnet de fierté

Pour contrer le stress de performance, il peut être bénéfique de rappeler au jeune ses succès passés. «Il faut l'amener à évoquer des situations difficiles ou stressantes qu'il a réussi à surmonter. On lui démontre qu'il a été capable de relever des défis et qu'il pourra relever celui-là», explique Germain Duclos, orthopédagogue et psychoéducateur.

Un carnet de fierté, soit un livret dans lequel l'enfant inscrit ses succès, s'avère très utile. «Faites-lui relire avant l'examen. C'est un truc très simple qui travaille directement l'estime de soi, note M. Duclos. On remet le jeune en contact avec sa compétence.» Et par conséquent, on réduit son niveau de stress.

La visualisation, un truc employé par les athlètes avant une compétition, peut aussi aider le jeune à se détendre. «On discute avec lui de ce qui va se passer. Il pourra alors apprivoiser la situation en pensée», explique M. Duclos.

Il juge important que les jeunes comprennent, dès la troisième année du primaire, qu'ils sont responsables de leurs apprentissages. Les enfants réalisent alors qu'ils ont un pouvoir sur la situation et cela fait diminuer le stress. Par ailleurs, plusieurs parents veulent bien faire en vérifiant constamment auprès de leur enfant s'il a bien étudié. «Mais le jeune le ressent comme un manque de confiance», analyse M. Duclos.

Des exercices de respiration ou la pratique d'activités exemptes de compétition, comme le yoga par exemple, peuvent aider l'enfant à se détendre, ajoute Mme Cloutier.

Du calme!

Le stress est contagieux. Pour aider leur enfant à être plus calme, les parents eux-mêmes doivent apprendre à se détendre. De plus, ils ne doivent pas avoir des attentes irréalistes envers leur enfant.

«Le jeune doit apprendre pour lui-même et non pour satisfaire la fierté des adultes. Il doit sentir un attachement inconditionnel de la part de son parent, même si ce dernier est déçu ou n'approuve pas toujours les agissements de son enfant», indique M. Duclos.

Saviez-vous que?

Les troubles anxieux comptent parmi les problèmes émotionnels les plus fréquents de l'enfance et de l'adolescence, selon l'Hôpital de Montréal pour enfants. Leur cause demeure obscure, mais les jeunes seraient plus susceptibles d'en souffrir si leurs parents en souffrent.

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