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Une étude associe les chutes de pression au risque de démence

Les patients qui font des chutes de pression... (Photo Patrick Fallon, archives Bloomberg)

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Les patients qui font des chutes de pression importantes en se levant sont 15 % plus à risque de démence, selon une nouvelle étude néerlandaise.

Photo Patrick Fallon, archives Bloomberg

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Les patients qui font des chutes de pression importantes en se levant sont 15 % plus à risque de démence, selon une nouvelle étude néerlandaise. Cette découverte pourrait mener à la prévention ou, à tout le moins, au dépistage précoce de la démence.

«Les chutes de pression importantes semblent endommager le cerveau», explique l'auteur principal de l'étude publiée cet automne dans la revue PLOS Medicine, Arfan Ikram, du Centre médical Erasmus, à Rotterdam. «Nous ne pouvons pas établir un lien causal hors de tout doute entre un diagnostic de chute de pression et la démence, mais le lien temporel et le mécanisme biologique sont là.»

L'«hypotension orthostatique» est une baisse de pression dans les trois minutes du passage à la position debout, de 20 millimètres de mercure en pression systolique ou de 10 mm Hg en pression diastolique. Cela signifie qu'on passe de 140/90 à 120/90 ou de 140/90 à 140/80. Un peu moins d'une personne âgée sur cinq souffre d'hypotension orthostatique, un trouble qui ne s'accompagne pas toujours de symptômes. Des traitements médicamenteux et non médicamenteux existent pour ce trouble, qui est parfois causé par une dose trop forte d'antihypertenseurs.

Plus de 6000 participants

Parmi les 6200 participants à l'étude néerlandaise, 19 % avaient eu un diagnostic de démence après une période de suivi de 15 ans. Au départ, leur pression artérielle moyenne était de 139/74, le tiers prenaient des antihypertenseurs et l'âge moyen était de 69 ans. L'augmentation du risque de démence de 15 % tenait compte de plusieurs facteurs, comme l'hypertension, le tabagisme, l'alcool et la prise de plusieurs médicaments. Le risque était encore plus élevé chez les patients dont le rythme cardiaque n'augmentait pas quand leur pression chutait brusquement.

Le radiologiste Arfan Ikram note que certains facteurs n'ont pas pu être mesurés. «Il se peut qu'il y ait eu des patients ayant une hypotension après les trois minutes des normes internationales. Et il se peut que les chutes de pression aient causé des chutes et des traumatismes crâniens. Dans le premier cas, ça mènerait potentiellement à un risque plus élevé de démence pour l'hypotension orthostatique, dans le deuxième cas, à un autre mécanisme que les dommages au cerveau de la chute de pression elle-même.»

En 2014, des chercheurs suédois ont calculé que chez les personnes âgées, 16 % des gens qui n'ont pas de problèmes cognitifs ont de l'hypotension orthostatique, contre 31 % chez les patients atteints de démence et 24 % pour les patients atteints de troubles cognitifs légers, un diagnostic souvent précurseur de la démence et de l'alzheimer. L'étude suédoise, qui comportait 1500 patients suivis sur six ans, a été publiée dans la revue Clinical Interventions in Aging.

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