Survivre aux morsures

Même si les ratons laveurs ont parfois l'air... (Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Même si les ratons laveurs ont parfois l'air gentils et mignons, il ne faut pas se laisser attendrir. «Il faut l'enseigner aux enfants... et même aux plus grands! Il faut savoir qu'il ne faut jamais toucher un animal sauvage, ne jamais le nourrir ni le recueillir chez soi s'il est blessé», indique la Dre Noémie Savard.

Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse

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En cette belle saison, il peut y avoir des animaux sauvages comme des ratons laveurs ou des moufettes qui rôdent et s'invitent chez vous. «Surtout, ne pas s'en approcher!», lance d'emblée la Dre Noémie Savard, responsable médicale du service Infections et interventions dans la communauté à la Direction de santé publique de Montréal.

Même si les ratons laveurs ont parfois l'air gentils et mignons, il ne faut pas se laisser attendrir. «Il faut l'enseigner aux enfants... et même aux plus grands! Il faut savoir qu'il ne faut jamais toucher un animal sauvage, ne jamais le nourrir ni le recueillir chez soi s'il est blessé», indique-t-elle. Et si on ne veut pas attirer ces animaux, il est important de garder les poubelles et tout déchet hors de leur portée.

Si jamais on se fait mordre par un raton laveur, il faut impérativement laver la plaie pendant 10 à 15 minutes et absolument consulter un professionnel de la santé. On appelle Info-Santé, au 8-1-1. «Dans certains cas, si on considère qu'il y a un risque, il y a une prophylaxie qui peut être donnée [un vaccin]. À Montréal, le risque de la rage est faible chez les mammifères comme la moufette ou le raton laveur, mais ceux-ci peuvent la transmettre, alors en cas de morsure, il faut que la personne consulte et fasse évaluer la plaie», explique la Dre Noémie Savard.

Il y a des opérations de vaccination contre la rage du raton laveur dans les secteurs plus à risque au Québec, notamment en Montérégie et en Estrie. Des équipes répandent, dès le printemps, des appâts vaccinaux dans les habitats des espèces visées. «C'est très efficace, mais vous savez, on partage une frontière avec les États-Unis et les ratons laveurs ne respectent pas les frontières. Il reste qu'il y a des opérations de surveillance et de vaccination qui se poursuivent pour éviter le développement d'un foyer épidémique de rage au Québec», dit-elle.

Pour ce qui est des chauves-souris, elles sont considérées comme des animaux à plus haut risque de transmission de la rage, partout au Québec. «On ne doit jamais toucher à une chauve-souris. Toute personne qui a eu un contact direct d'une chauve-souris avec la peau ou une muqueuse est à risque d'avoir été exposée au virus de la rage. Une évaluation est nécessaire pour préciser le risque et décider de la conduite à tenir. Si on a eu un contact, une morsure, une égratignure, il faut impérativement consulter et appeler Info-Santé», souligne la Dre Noémie Savard.

Au Québec, depuis 1959, il y a eu deux morts attribuables à la rage.

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