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La crise de la quarantaine serait un mythe, selon une étude

Pas besoin d'acheter une Porsche parce que vous êtes sur le point de souffler... (Photo d'archives)

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Chris Purdy
La Presse Canadienne
EDMONTON

Pas besoin d'acheter une Porsche parce que vous êtes sur le point de souffler vos 40 bougies.

Une nouvelle étude de l'Université de l'Alberta laisse en effet entendre que la crise de la quarantaine n'existe pas. En fait, la quarantaine rimerait plutôt avec félicité.

Publiée dans le journal universitaire Developmental Psychology, l'étude déboulonne le mythe selon lequel le niveau de bonheur déclinerait entre l'adolescence et le début de la quarantaine, qui correspond plus ou moins à la moitié de l'existence de l'humain moyen.

L'auteure principale de l'étude, Nancy Galambos, affirme avoir plutôt découvert l'inverse: les sujets étudiés dans le cadre de sa recherche étaient plus heureux une fois le cap des 40 ans franchi qu'à la fin de l'adolescence ou au début de la vingtaine.

Selon Mme Galambos, cela s'explique par le fait que la vie est plus ardue pour les jeunes adultes que pour les gens d'âge moyen.

Elle indique que les jeunes sont souvent déprimés, ont de la difficulté à trouver un emploi et à organiser leur existence.

«Ils vivent beaucoup d'incertitude. Mais dans la quarantaine, beaucoup de personnes ont résolu ces problèmes et sont généralement satisfaites lorsqu'elles arrivent à l'âge d'avoir des enfants», explique la professeure de psychologie.

Nancy Galambos précise que la plupart des études se sont penchées sur des groupes de gens d'âges divers, mais que celle de l'Université de l'Alberta a analysé les mêmes 1500 personnes sur plusieurs années, ce qui la rend plus fiable.

Les chercheurs ont suivi un groupe d'élèves du secondaire d'Edmonton pendant 25 ans et un autre composé de finissants universitaires pendant 14 ans.

Ils leur ont posé la même question à différentes étapes de leur vie: «À quel point êtes-vous satisfait de votre existence?»

En moyenne, les sujets ont traversé une période moins heureuse entre 32 et 43 ans.

«Mais à ces deux âges, ils étaient tout de même plus heureux qu'ils l'étaient à la fin de l'adolescence ou au début de la vingtaine, soutient Mme Galambos. Ils n'ont pas perdu les gains réalisés plus tôt en termes de satisfaction.»

D'après l'étude, les participants étaient plus heureux les années où ils étaient mariés, en bonne santé et détenaient un emploi.

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