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Sida: faible taux de transmission de VIH résistant aux antiviraux dans le monde

Depuis 2003, la communauté internationale a fait d'importants... (Photo Rupak De Chowdhuri, archives Reuters)

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Depuis 2003, la communauté internationale a fait d'importants progrès vers l'objectif des Nations Unies de permettre à au moins quinze millions de séropositifs dans les pays pauvres et à revenus intermédiaires d'accéder aux antirétroviraux.

Photo Rupak De Chowdhuri, archives Reuters

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le taux de transmission de virus du sida (VIH) avec des mutations les rendant résistants aux antirétroviraux augmente peu dans le monde, selon une recherche américaine publiée mardi.

Cette recherche menée sur plus de 50 000 patients dans 111 pays suggère que les niveaux de transmission des VIH (Virus de l'immunodéficience humaine) résistants n'ont pas augmenté sur le globe autant qu'on ne l'avait craint, souligne le Dr Robert Shafer, professeur de médecine à l'Université Stanford en Californie. Il est le principal auteur de cette recherche publiée dans la revue scientifique PLOS.

«Les taux de transmission du VIH résistant dans les pays à bas et moyens revenus les plus touchés par le VIH ont peu augmenté avec un accroissement (...) en Afrique subsaharienne et les taux ont été inchangés en Asie du Sud-est et du Sud, ce qui est une bonne nouvelle», précise-t-il.

«Nous avons également constaté que la prévalence des infections par des VIH résistants allait de 2,8% en Afrique subsaharienne à 11,5% en Amérique du Nord tandis qu'en Asie du Sud et du Sud-est la fréquence de ces cas est restée inchangée pendant la décennie durant laquelle les traitements antirétroviraux se sont répandus», ajoute ce chercheur.

Mais, selon lui, «il est inévitable que la transmission de VIH résistants va encore augmenter rendant indispensable de continuer la surveillance pour assurer le succès du traitement durable par des antirétroviraux de millions de personnes dans le monde».

Il explique ce phénomène par le fait que les traitements utilisés par les patients dans les pays pauvres sont souvent moins dosés et par la difficulté de prendre les comprimés quotidiennement.

Les chercheurs ont aussi déterminé que le nombre des mutations responsables de la plupart des cas de résistance du virus était limité.

«Seul un petit nombre de mutations du VIH sont responsables de la plupart des cas de forte résistance», écrivent-ils en conclusion de leur étude.

Les résultats de ces travaux pourraient, selon le Dr Shafer, conduire à la mise au point de tests de dépistage bon marché capables de détecter les mutations clés du VIH afin de déterminer quels antirétroviraux donner à des patients jamais traités.

Depuis 2003, la communauté internationale a fait d'importants progrès vers l'objectif des Nations Unies de permettre à au moins quinze millions de séropositifs dans les pays pauvres et à revenus intermédiaires d'accéder aux antirétroviraux. Ils sont actuellement 12 millions.

Près de 60 instituts de recherche médicale ont partagé des données utilisées pour cette étude.

En 2013, 35 millions de personnes vivaient avec le VIH, selon les chiffres de l'ONUSIDA. Depuis le début de l'épidémie, environ 78 millions de personnes ont été infectées et 39 millions sont décédées de maladies liées au sida. Depuis 2001 les nouvelles infections ont chuté de 38%.

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