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Football: même les coups à la tête les plus anodins peuvent être dangereux

Quarante pour cent des joueurs de football chez... (Photo Digital/Thinkstock)

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Quarante pour cent des joueurs de football chez qui aucune commotion cérébrale n'avait jamais été diagnostiquée présentaient des dommages à la barrière hématoencéphalique, contre seulement 8,3% des autres athlètes.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Même les commotions cérébrales en apparence les plus anodines subies par les joueurs de football risquent d'endommager leur barrière hématoencéphalique, démontre une étude réalisée par des chercheurs israéliens.

Le docteur Alon Friedman, de l'université Ben-Gurion, a utilisé un nouvel examen d'imagerie par résonance magnétique pour étudier le cerveau de 16 joueurs de football et de 13 athlètes pratiquant un autre sport.

Quarante pour cent des joueurs de football chez qui aucune commotion cérébrale n'avait jamais été diagnostiquée présentaient des dommages à la barrière hématoencéphalique, contre seulement 8,3% des autres athlètes.

La barrière hématoencéphalique est une membrane perméable hautement sélective qui empêche des substances dangereuses de se rendre jusqu'au cerveau. Il est donc essentiel qu'elle ne soit jamais endommagée.

Le docteur Friedman a expliqué que le lien entre la pratique du football et ces dommages est extrêmement évident. Il a ajouté que certains joueurs de football n'avaient pas abîmé leur barrière hématoencéphalique, ce qui démontre que tous les joueurs ne sont pas affectés de la même façon par les coups à la tête.

Cela pourrait permettre des décisions plus individualisées quant au retour au jeu des footballeurs, a-t-il dit.

Le docteur Friedman et ses collègues tentent de développer des médicaments qui accéléreraient la réparation de la barrière, ce qui pourrait lutter contre la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies du cerveau.

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