Étude: pas de gènes de la longévité

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Selon le Bureau du recensement, un Américain sur cinq aura plus de 65 ans d'ici 2050, et au moins 400 000 seront alors centenaires.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le séquençage du génome d'une vingtaine de grands centenaires comptant parmi les personnes les plus âgées au monde n'a pas permis de trouver de variations génétiques spécifiques liées à une extrême longévité, selon des travaux publiés mercredi.

Il y a à l'heure actuelle 74 grands centenaires en vie recensés sur la planète. Tous ont plus de 110 ans et parmi ces personnes, les plus vieilles de l'humanité, 22, vivent aux États-Unis.

Les auteurs de cette recherche menée par Hinco Gierman de l'Université Stanford en Californie (Ouest) ont effectué le séquençage complet du génome de 17 de ces grands centenaires pour tenter de découvrir des secrets génétiques d'une aussi longue longévité.

Mais à partir de ce petit échantillon, ils n'ont pas trouvé de variations génétiques rares produisant des protéines qui pourraient expliquer leur longévité, ont-ils conclu dans cette étude parue dans la revue américaine PLOS 1.

Ils ont toutefois trouvé chez un de ces grands centenaires une mutation génétique liée à une pathologie cardiaque qui dans ce cas n'a eu que peu, voire aucun effet sur sa santé.

Même si ces travaux génétiques n'ont pas permis d'avancer dans la compréhension des mécanismes biologiques de la longévité exceptionnelle, les auteurs ont rendu public le séquençage de ces génomes pour de futures recherches.

La chute du taux de natalité et la forte augmentation de l'espérance de vie font que la population américaine vieillit rapidement.

Selon le Bureau du recensement, un Américain sur cinq aura plus de 65 ans d'ici 2050, et au moins 400 000 seront alors centenaires.

La médecine pourrait connaître des avancées importantes ces prochaines décennies, permettant d'arrêter, voire d'inverser le vieillissement et de repousser la longévité, selon des chercheurs.

Des laboratoires privés et des universités conduisent actuellement des recherches visant à percer les secrets de la fontaine de jouvence et des responsables religieux, des bioéthiciens et des philosophes commencent à réfléchir aux implications sociales et morales d'une telle prolongation de la vie, indiquait l'an dernier une enquête du Pew Research Center, un organisme indépendant de recherche à Washington.

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