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Vivre avec un fumeur: aussi dangereux que d'habiter une ville très polluée

Plusieurs non-fumeurs qui habitent avec un fumeur respirent... (Photo Digital/Thinkstock)

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Plusieurs non-fumeurs qui habitent avec un fumeur respirent autant de PM2.5 que les non-fumeurs qui habitent et travaillent dans des environnements sans fumée dans des villes aussi polluées que Londres et Pékin.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Vivre avec un fumeur est aussi dangereux pour la santé que d'habiter une ville aussi polluée que Londres ou Pékin, préviennent des chercheurs écossais.

On savait déjà qu'une exposition à la fumée secondaire, telle que mesurée en concentrations de particules fines (les PM2.5, dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres), est associée à une multitude de problèmes de santé.

Les scientifiques ont analysé les données colligées par quatre études et qui, collectivement, portaient sur 93 maisons où on retrouvait au moins un fumeur et sur 17 maisons sans fumeur.

La concentration moyenne des PM2.5 dans les maisons avec fumeur était environ dix fois supérieure à celle mesurée dans les maisons sans fumeur. L'exposition aux PM2.5 des non-fumeurs qui habitaient avec un fumeur était plus de trois fois supérieure à la limite annuelle suggérée par l'Organisation mondiale de la Santé.

Plusieurs non-fumeurs qui habitent avec un fumeur respirent autant de PM2.5 que les non-fumeurs qui habitent et travaillent dans des environnements sans fumée dans des villes aussi polluées que Londres et Pékin.

De plus, dans les maisons où on fumait sans retenue, les concentrations de fumée secondaire étaient en moyenne 10 fois supérieures aux maisons où certains efforts étaient consentis pour minimiser l'exposition des autres habitants à la fumée secondaire.

Les chercheurs ont mesuré dans le quart des maisons avec fumeur des concentrations de PM2.5 plus de 11 fois supérieures à la limite annuelle de l'OMS.

Les non-fumeurs, surtout les plus jeunes et les plus vieux, qui habitent avec un fumeur réduiraient de plus de 70 pour cent la quantité de PM2.5 respirée chaque jour s'ils déménageaient dans un environnement sans fumée.

L'auteur principal de l'étude, le docteur Sean Semple de l'Université d'Aberdeen, a prévenu que le tabagisme intérieur engendre des niveaux de particules toxiques nettement supérieurs à ce qu'on retrouve en plein air dans la plupart des villes britanniques.

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