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Une perte de poids lente pas plus efficace qu'une perte rapide

L'étude a montré que ceux qui suivaient un... (Photo Shutterstock)

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L'étude a montré que ceux qui suivaient un régime rapide, de même que ceux observant un régime plus lent, avaient à terme les mêmes chances de reprendre le poids perdu.

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Agence France-Presse
PARIS

Perdre du poids lentement ne serait pas plus efficace qu'en perdre rapidement, selon une étude australienne qui contredit les conseils généralement donnés aux personnes qui suivent des régimes.

Réalisée par des chercheurs de l'université de Melbourne sur 204 hommes et femmes obèses répartis en deux groupes, l'étude a montré que ceux qui suivaient un régime rapide tout comme ceux observant un régime plus lent avaient à terme les mêmes chances de reprendre l'essentiel du poids perdu.

Le premier groupe a suivi un régime très restrictif - 450 à 800 calories par jour - pendant 12 semaines, tandis que le second a réduit son apport énergétique de 500 calories par jour pendant une durée de 36 semaines, précise l'étude publiée jeudi dans la revue médicale The Lancet Diabetes and Endocrinology.

Ceux qui, à l'issue du régime, avaient perdu 12,5% ou plus de leur poids ont ensuite été soumis à un régime de croisière pendant trois ans.

À la fin de l'expérience, les personnes des deux groupes avaient repris un peu plus de 70% des kilos perdus.

«Nos données doivent inciter les commissions qui développent des recommandations cliniques pour la prise en charge de l'obésité à modifier leurs conseils», indiquent les chercheurs.

Il est généralement conseillé aux personnes qui font des régimes de ne pas perdre plus de 500g par semaine.

L'étude a toutefois notamment quelques différences à court terme entre les deux groupes : 81% de ceux suivant un régime très restrictif ont atteint leur objectif de perte de poids contre seulement la moitié de l'autre groupe. Les personnes du premier groupe ont également été moins nombreuses à abandonner leur régime en cours de route.

Pour expliquer ce résultat, les chercheurs avancent l'hypothèse que l'organisme, privé de sucre, se met à brûler des graisses et à produire des corps cétoniques, des substances qui ont la capacité de réduire la sensation de faim.

«Perdre du poids rapidement peut également motiver davantage les participants à poursuivre leur régime», ajoutent-ils.

Mais sur le long terme, aucune différence n'existe entre les deux groupes, tous deux reprenant l'essentiel du poids perdu.

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