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Saine et zen: Julie Audette, l'art de prendre sa vie en main

Au lieu de faire du yoga pour se... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Au lieu de faire du yoga pour se détendre, Julie Audette préfère la course et une bonne nuit de sommeil.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Chef de famille monoparentale et mère de quatre enfants, Julie Audette pourrait en arracher. Oui, elle aurait le droit de trouver la vie dure, lourde ou grise. Or, voici plutôt une dynamique et souriante jeune femme, qui respire littéralement la joie de vivre et l'énergie positive. Non, la vie n'est pas parfaite. Mais elle l'accepte. Voici comment.

La recherche de la zénitude, on oublie ça.

«Être zen, c'est un peu comme être heureux. On dirait que c'est devenu une quête, philosophe-t-elle. Mais ça devrait plutôt être un état d'esprit.» Si elle a cet état d'esprit? «Oui, je pense que je l'ai. Mais c'est très personnel à chacun, dit-elle. Moi, le yoga par exemple, ça ne me rend pas zen!» Au yoga, elle préfère la course, nettement plus efficace pour la femme de carrière (elle est designer d'intérieur) et la mère (de quatre garçons de 5 à 11 ans) déjà bien occupée qu'elle est. «Si j'avais du temps, je ferais probablement les deux, dit-elle. Mais j'aime aussi lire, écrire, dessiner. Alors j'ai décidé que le yoga, ce n'était pas une priorité.» Au lieu de méditer, donc, elle essaye de dormir suffisamment, et surtout, de prendre du temps pour faire ce qu'elle aime vraiment. À chacun sa zénitude, quoi.

Un horaire plus léger

Au travail comme à la maison, Julie Audette a fait des choix. Des choix pour être heureuse. «C'est important d'aimer son travail pour être zen. On passe tellement de temps dans la vie à travailler! Il faut donc se poser la question et voir si le travail nous rend heureux. Si la réponse est non, il faut voir ce qu'on peut faire et agir.» Personnellement, elle s'est vite rendu compte que ses horaires atypiques ne lui convenaient plus. Pour mieux concilier travail et famille, elle a changé d'emploi pour un horaire plus stable. Idem à la maison: pour éviter de courir entre les activités de ses quatre garçons, elle a volontairement «allégé l'horaire familial»: «Ce qui manque aux garçons, c'est du temps libre pour jouer, s'ennuyer, être créatifs. Alors je ne bourre pas l'horaire de cours.»

Un village pour élever un enfant

Non, Julie Audette ne peut pas tout faire. Elle aimerait bien être capable de tout faire, elle a longtemps cru qu'elle pouvait tout faire, mais il a bien fallu se rendre à l'évidence. «Je suis chanceuse parce que j'ai plusieurs amies qui sont dans la même situation familiale, séparées comme moi. Et on est toujours prêtes à se rendre service. Dans la vie nord-américaine, on dirait qu'on veut tellement tout faire tout seul, mais ce n'est pas normal. On ne peut pas tout apporter à nos enfants. Quand d'autres adultes font partie de nos vies, on s'apporte et on s'enrichit beaucoup.» Outre les copines et une voisine qui l'aident régulièrement avec les garçons, son père vient en prime manger tous les mardis soir à la maison. «Pour une bouche de plus à nourrir, j'ai de l'aide aux devoirs, et en prime les enfants développent une belle relation avec leur grand-père!»

Accepter l'imprévisible

Bien sûr, Julie Audette sait bien que la vie nécessite un minimum d'organisation. Même si elle est allergique à la routine, elle a fini par s'y mettre. «Planifier les repas et l'heure des devoirs, oui, ça permet de réduire le niveau de stress, concède-t-elle. Mais on a beau tout planifier, il faut accepter que ça ne se passera pas nécessairement comme on le voudrait», enchaîne-t-elle. Et elle sait de quoi elle parle. Récemment, pleine de bonne volonté, elle a organisé une ascension du mont Saint-Hilaire avec ses garçons. «Mon dernier a chialé tout le long», se souvient-elle en riant, en repensant à ces autres familles qui les dépassaient en sifflant. «Il faut accepter de ne pas être la mère parfaite. On fait les choses pour soi, pas nécessairement pour les apparences, résume-t-elle. Trouver une activité qui plaît à tout le monde, quand on est cinq, c'est aussi un bel exercice de démocratie!»

Bouger parce qu'on aime ça

Bien sûr, elle fait du sport. Mais pas les trois à quatre séances hebdomadaires réglementaires, programmées et minutées d'avance. Une inscription dans un club, elle a déjà donné. «Mais j'ai abandonné!», avoue-t-elle. Parce que ce qui fonctionne pour elle, c'est tout ce qui est simple, et surtout facile d'organisation: la course à pied, le ski de fond, la raquette. «Des sports individuels, pour me recentrer, résume-t-elle, que je peux faire dès que j'ai une plage de temps qui se libère.» Surtout, poursuit-elle, elle n'est jamais dans une quête de résultats. Elle ne s'entraîne pas pour perdre du poids ou se déculpabiliser, mais tout simplement parce qu'elle aime être active, et surtout seulement «quand ça [lui] tente». «C'est comme ça que tu t'améliores: en aimant vraiment ça. Moi, c'est comme ça que j'ai réussi à courir un demi-marathon!»




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