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Diabète: la population sino-canadienne serait plus à risque, dit une étude

Les Canadiens d'origine chinoise pourraient être plus à risque de développer du... (Photos.com)

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Michelle McQuigge
La Presse Canadienne
Toronto

Les Canadiens d'origine chinoise pourraient être plus à risque de développer du diabète que ne le laissent croire leurs taux historiquement bas d'obésité, indique une nouvelle étude publiée jeudi.

Cette recherche, réalisée par l'Institute for Clinical Evaluative Sciences de l'Ontario, a permis de découvrir que le taux de diagnostic de diabète augmentait fortement au sein de la population sino-canadienne vivant en Ontario sur une période de 10 ans, alors que l'augmentation du nombre de cas chez les résidants de descendance européenne était faible en comparaison.

Au dire du coauteur de l'étude, le Dr Baiju Shah, les données sont surprenantes, puisque les Sino-Canadiens n'ont jamais été traités comme un groupe à haut risque de développer le diabète.

Les Canadiens d'origine sud-asiatique, africaine ou aborigène ont largement été reconnus comme étant vulnérables au diabète, a-t-il dit, ajoutant que les plus récents travaux portaient à croire que la population d'origine chinoise devrait être considérée de la même façon.

«Je crois que nous avons désormais démontré que le taux de nouveaux cas est en forte croissance. Dans quelques années, donc, la proportion de la population chinoise souffrant du diabète aura rattrapé celle des Européens, et l'aura même dépassée», a dit le Dr Shah lors d'une entrevue téléphonique.

S'inspirant des données de recensement obtenues au milieu des années 1990, les chercheurs ont déterminé que les Canadiens d'origine européenne faisaient état de 7,8 nouveaux cas de diabète par 1000 personnes par année en 1996. Ce taux a augmenté de 24 pour cent, pour s'établir à 9,7 cas par 1000 personnes en date de fin de l'étude.

Le nombre de diabétiques ayant affirmé être en situation de surpoids ou d'obésité est d'ailleurs passé de 50 à 55 pour cent pendant la période étudiée, a découvert l'étude.

Alors que les Canadiens d'origine chinoise a elle aussi enregistré une hausse de cinq points de pourcentage de son taux d'obésité, le taux total était sensiblement moindre que du côté des diabétiques européens.

Le taux de diabète était cependant hors-norme par rapport aux cas d'obésité. Le nombre de nouveaux cas de diabète a ainsi été multiplié par 15, passant de 1,3 cas par 1000 habitants à 19,6 au cours de la décennie.

La cause de cette progression importante demeure mystérieuse, affirme le Dr Shah, ajoutant que la communauté médicale laisse entendre que certains groupes ethniques sont plus vulnérables au diabète une fois qu'ils adoptent un régime à forte teneur en aliments transformés typiques à l'Amérique du Nord, et qu'ils se mettent à vivre des existences plus sédentaires.

«Lorsque les gens suivaient des régimes alimentaires traditionnels, ne consommaient pas d'aliments à grande concentration énergétique, et ne prenaient pas de poids, en plus d'être relativement en santé, vous ne constatiez pas de cas de diabète. Mais les gènes les prédisposaient à développer de très nombreux cas de diabète après l'adoption des styles de vie plus occidentaux», dit-il.

Les conclusions de l'étude devraient servir de signal d'alarme pour les médecins et les législateurs, soutient l'auteur, avant d'ajouter que ces deux groupes devraient désormais tenir compte des spécificités des Sino-Canadiens.

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