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Être séropositif accroît de 50% le risque d'infarctus

Après avoir pris en compte l'existence d'autres maladies,... (Photo Relaxnews)

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Après avoir pris en compte l'existence d'autres maladies, le tabagisme et la consommation d'alcool ainsi que d'autres facteurs de risque comme l'hypertension artérielle et le cholestérol, les sujets séropositifs de l'étude avaient un risque 50% plus grand que les séronégatifs, concluent les auteurs.

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RelaxNews
Washington

Être infecté par le VIH, le virus responsable du sida, accroît le risque de crise cardiaque d'environ 50%, selon une étude réalisée auprès de plus de 82.000 personnes aux États-Unis et publiée lundi, qui confirme des recherches précédentes.

«Dans trois groupes d'âge, la fréquence médiane des infarctus a été de façon consistante nettement plus élevée chez les sujets séropositifs comparativement à ceux qui n'étaient pas infectés avec le VIH», concluent les auteurs de cette recherche parue dans les Archives of Internal Medicine, une publication du Journal of the American Medical Association (JAMA).

L'étude, menée auprès de 82.459 anciens militaires, pour la plupart des hommes, indique que chez ceux âgés de 40 à 49 ans, le taux de crise cardiaque était de 2 pour mille chez les séropositifs, contre 1,5 pour mille chez les séronégatifs.

Dans la tranche d'âge de 50 à 59 ans, le ratio était de 3,9 pour mille contre 2,2 pour mille chez les séronégatifs. Pour les 60-69 ans, le ratio d'infarctus était de 5 pour mille, contre 3,3 pour mille dans le groupe qui n'était pas infecté.

Après avoir pris en compte l'existence d'autres maladies, le tabagisme et la consommation d'alcool ainsi que d'autres facteurs de risque comme l'hypertension artérielle et le cholestérol, les sujets séropositifs de l'étude avaient un risque 50% plus grand que les séronégatifs, concluent les auteurs.

Ils soulignent également que ce risque, même s'il est un peu moindre, subsiste chez les séropositifs parvenant à réduire leur charge virale du VIH à moins de 500 copies par millilitre de sang --un niveau très bas--, comparativement à ceux qui n'étaient pas infectés.

L'étude menée par le Dr Matthew Freiberg, de la faculté de médecine de l'université de Pittsburgh, a suivi les participants pendant près de six ans.

Plusieurs recherches ont déjà montré qu'une activation chronique du système immunitaire par l'infection avec le VIH avant un traitement antirétroviral semblait entraîner un niveau élevé d'inflammation qui paraît accélérer le vieillissement et rendre l'organisme plus vulnérable aux maladies liées à l'âge.

Une étude, publiée en juillet 2012 dans le JAMA, avait révélé que les séropositifs auraient deux fois plus de risques d'avoir une crise cardiaque ou une attaque cérébrale que le reste de la population, ce qui serait lié à une inflammation des artères, selon les auteurs.

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