Le cycle-balle, pour les fous du vélo

Benoît Fisch et Jean Saucier, amateurs de cycle-balle... (Photo fournie par Benoît Fisch)

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Benoît Fisch et Jean Saucier, amateurs de cycle-balle

Photo fournie par Benoît Fisch

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Florence Tison, collaboration spéciale
La Presse

On dit qu'on n'oublie jamais comment rouler à bicyclette. Mais certains passionnés de vélo aiment se mettre des bâtons dans les roues. Leur dernier défi: le cycle balle.

Qu'est-ce que c'est?

Pratiqué depuis plus d'un siècle en Europe, mais méconnu en Amérique, le cycle-balle allie bicyclette et soccer intérieur. Les joueurs s'affrontent deux contre deux pendant de courtes périodes de sept minutes et tentent de compter dans le but adverse. Seules les roues et la tête peuvent toucher au ballon.

Pour qui?

Le cycle-balle demande tellement d'équilibre à vélo qu'il intéressera davantage les amateurs de BWX que de soccer. On doit être suffisamment en forme pour suivre le jeu, très rapide. «Il faut donner toute la gomme!», indique Benoît Fisch, joueur depuis un an et demi. Selon lui, il faudrait commencer à 10 ans, comme en Europe. Le club de cycle-balle de Montréal discute actuellement avec un centre communautaire pour proposer l'activité aux jeunes du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Avec quoi?

Il faut un vélo à pignon fixe spécialement conçu pour le cycle-balle, avec lequel on peut reculer et faire des demi-tours rapides. Le ballon est plus lourd, mais plus petit qu'au soccer. L'équipement vestimentaire est le même, mais on délaissera les chaussures à crampons pour des semelles plates. Les gants de vélo sont conseillés pour éviter les ampoules.

Combien?

Une bicyclette de cycle-balle coûte de 1500 à 5000$. «C'est un produit tellement exclusif que le prix va avec, explique Benoît Fisch, copropriétaire de la boutique Vélo Espresso à Montréal. Mais il y a toujours des vélos au club pour que les gens puissent s'entraîner. Ils en achèteront un s'ils ont la piqûre!»

Où?

Les joueurs s'entraînent dans un loft trop petit pour offrir un terrain aux dimensions officielles, semblables à celles d'un terrain de basketball. Ils espèrent dénicher un gymnase d'ici le mois de février. Pour le public, quelques matchs seront présentés au Cirque Éloize dans le cadre du Gentleman Bike Festival de Montréal, en janvier.

Pourquoi?

C'est un beau défi pour les mordus de vélo. Le cycle-balle est un sport exigeant, mais on peut vite évoluer lorsqu'on maîtrise les bases. Benoît Fisch joue depuis moins de deux ans et a pourtant représenté le Canada aux Championnats du monde en Allemagne avec son coéquipier Jean Saucier. Ils ont terminé bons derniers, mais ils ont créé des liens. Un entraîneur européen doit même les visiter sous peu.

«On a commencé avec des vélos de ville et des ballons de soccer. Quand j'ai essayé de vrais vélos, j'ai mordu! Je compare le cycle-balle avec la guitare. C'est dur d'apprendre les premiers accords, mais une fois cette étape passée, on commence à avoir du plaisir. C'est la même chose au cycle-balle, quand on est capable de garder son équilibre et faire des passes!» Benoît Fisch, membre de l'équipe canadienne de cycle-balle.

1893

Année du premier match de cycle-balle devant public, en Allemagne.

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