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Sophie Allard
La Presse

Après 44 ans à s'empêtrer continuellement dans ses mots, Micheline Huot a cessé de bégayer d'un coup à 52 ans. Quelques séances d'hypnose l'ont finalement soulagée de son supplice. «Je peux enfin dire ce que je pense spontanément sans craindre d'avoir l'air idiote. Ça a changé ma relation avec les gens. Je bégayais surtout devant les hommes, au téléphone ou avec des gens que je ne connaissais pas.»

Le psychologue Denis Houde utilise l'hypnose pour aider à combattre le tabagisme et l'obésité, soigner les maladies de peau, traiter le syndrome du côlon irritable, aider à la gestion du stress, soigner les troubles anxieux. «J'utilise l'hypnose comme outil complémentaire à la psychothérapie au besoin, dit-il. De façon générale, le recours à l'hypnose abrège la thérapie. Ce n'est pas miraculeux, mais efficace. Ça dépend de la réceptivité du patient.»

 

Dans les cas de tabagisme, une rencontre peut suffire à écraser, indique le psychologue. Dans le cas d'un problème d'obésité, de cinq à dix séances sont nécessaires à l'établissement de nouvelles habitudes de vie saines. Dans les cas de syndrome du colon irritable, on voit un soulagement des symptômes après une dizaine de rencontres.

La pédiatre Isabelle Marc, chercheuse à l'Université Laval, vient de terminer une étude de cas auprès de femmes enceintes obèses. Les résultats suggèrent que l'hypnose peut être une technique de motivation efficace pour l'adoption de saines habitudes de vie. «L'objectif est d'augmenter la capacité de la mère à faire de meilleurs choix nutritionnels et l'amener à prendre de la distance par rapport à ses obsessions, à relaxer et lui donner confiance.» La Dre Marc souhaite maintenant entreprendre une étude de plus grande envergure sur la question.

Les résultats en psychologie sont néanmoins variables. «Si les effets sont quasi incontestables dans les cas de douleur aiguë, il en va autrement pour les autres applications plus difficiles à comprendre, note le neuropsychologue Pierre Rainville. Il y a une grande variabilité interindividuelle entre les réponses. Quand on réduit la douleur aiguë de 10%, c'est positif. Quand on réduit le désir de fumer de 10%, c'est nettement insuffisant», indique Pierre Rainville.

Pour Micheline Huot, l'hypnose a été une véritable solution. «Mon bégaiement prenait de l'importance avec les années, ça minait ma confiance. En quelques séances, j'ai vu une amélioration de 95%. C'est un grand soulagement.»

 




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