Une parfumerie québécoise voit le jour

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La bucolique Grange du parfumeur a ouvert ses portes en juillet dernier, entre lac et montagne, sur le chemin des Pères, à Magog.

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Si le secteur de la parfumerie naturelle est loin d'être aussi développé au Québec qu'en Californie ou en Europe, un couple d'ici rêve de faire découvrir le fascinant univers des parfums artisanaux aux Québécois avec son nouveau projet, La Grange du parfumeur.

La petite histoire

Cette parfumerie artisanale a ouvert ses portes en plein coeur des Cantons-de-l'Est, l'été dernier, dans une grange joliment modernisée en boutique-fabrique de parfums. Un projet tout à fait charmant mené par Alexandra Bachand, artiste et parfumeuse, et son conjoint Éric Delbaere, également artiste, qui l'accompagne de près dans l'aventure. Dès le départ, le duo avait cette idée un peu folle de s'installer dans une grange. Après des années de recherche, ils ont trouvé l'endroit idéal, entre lac et montagne, sur le chemin des Pères, à Magog.

Des beaux-arts à la parfumerie

Issue du monde des beaux-arts, Alexandra Bachand est passée naturellement de la peinture à la parfumerie, un voyage qui a commencé il y a sept ans. C'est la naissance de son fils qui a été le déclic, car elle a voulu lui donner la chance d'avoir une enfance comme la sienne, où les odeurs ont joué un rôle majeur. «Mon enfance a été olfactive. J'ai grandi dans un vieil hôtel du XIXe siècle et mes grands-parents s'occupaient du grand jardin devant, raconte-t-elle. Tout ça m'a marquée. En peinture déjà, je me replongeais dans la façon artisanale de faire, en créant mes pigments, en montant mes canevas... Mais le côté olfactif m'interpellait trop, je n'arrivais pas à exprimer les histoires, émotions, souvenirs que je voulais raconter en peinture. J'ai compris que le parfum était mon médium.»

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La parfumeuse Alexandra Bachand et son conjoint Éric Delbaere, dans l'espace où les parfums prennent vie.

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La création

Diplômée de la Perfumery Art School en Angleterre auprès de la parfumeuse Isabelle Gelé, élève de Nicolas de Barry, maître parfumeur français et pionnier de la parfumerie naturelle, Mme Bachand a fait ses classes avant de se lancer dans la création de parfums, qu'elle aborde de la même façon que ses peintures. «Ma démarche de peintre, ma méthodologie, je les utilise encore beaucoup. Je travaille dans l'authenticité. Je prends le temps de formuler, j'écris à la main mes idées, tout se fait dans la lenteur.» Devant son orgue à parfums, elle combine minutieusement les essences comme une émotion, une histoire à évoquer, mariant les notes pour arriver à créer un parfum unique.

Les parfums

Deux marques de parfums artisanaux sont créées, fabriquées et vendues sur place. D'abord, alexandrabach., qui est offerte en flacon et en eau de toilette sous le nom Rêve à Paris, romantique mélange de rose et de vanille embaumant comme un souvenir de la Ville Lumière. Puis, La Grange du parfumeur et sa collection Cologne 1245, une gamme de six eaux de Cologne unisexes qui vont de la gourmande Sous l'abricotier à la pétillante Écorce verte, formulée avec thé vert, pomme verte et zestes d'agrumes.

La fabrication

Tous les parfums sont à environ 95 % naturels - des molécules de synthèse sont utilisées à l'occasion - et fabriqués de façon artisanale avec un alcool de grain 100 % canadien, dans le laboratoire de la grange. «Il a fallu que je me batte pour mon alcool; ce n'est pas de l'alcool de parfumerie, mais de l'alcool pur, explique Mme Bachand. Il faut que je passe par la SAQ, que je dévoile mes formules, c'est vraiment plus compliqué, mais ça va faire une vraie différence, notamment pour les gens sensibles ou intolérants aux parfums commerciaux.» Une fois les matières premières préparées et assemblées en concentrés, ceux-ci sont macérés dans l'alcool pendant plusieurs semaines avant d'être embouteillés, puis étiquetés et vendus dans la boutique, à l'avant.

1245, chemin des Pères, Magog, alexandrabach.com




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