I Hate Perfume: pour nez pointus

Selon la légende, Christopher Brosius aurait eu l'idée de sa gamme de parfums... (PHOTO FOURNIE PAR I HATE PERFUME)

Agrandir

PHOTO FOURNIE PAR I HATE PERFUME

Partager

Selon la légende, Christopher Brosius aurait eu l'idée de sa gamme de parfums en pestant contre le mauvais goût de ses clientes, alors qu'il était chauffeur de taxi à New York dans les années 80. «Les femmes qui entraient dans ma voiture le soir avec ces senteurs horribles, ça me rendait malade», peut-on lire dans sa biographie publiée sur son site, www.cbihateperfume.com.

Mais passionné par les odeurs, il rêve de les capturer dans leurs essences les plus naturelles. Il se lance dans la parfumerie au début des années 90, creusant son propre créneau, qui finit par faire parler de lui et fait l'objet d'une exposition en 2003 au musée Cooper Hewitt National Design. C'est en 2004 qu'il ouvre à Brooklyn sa première boutique grand public au titre provocateur, I Hate Perfume; le but avoué de son créateur est de faire de ses parfums un art.

Les parfums de Christopher Brosius ne se trouvent qu'à un seul endroit à Montréal, la boutique Quai 417, copropriété de Philippe Dubuc, Marie-Claude Gravel et Jean-François Bourque, située dans le Vieux-Montréal. Pour Jean-François Bourque, les parfums de Christopher Brosius sont dans l'esprit de la maison. «Pour nous, la création, c'est ce qui compte, et ces parfums sont des créations non de grandes marques commerciales, mais à l'échelle humaine.»

Certains clients de Quai 417 n'y vont que pour trouver ces fragrances audacieuses et originales, dit-il. Le sont-elles? Absolument, après en avoir testé quelques-unes. D'abord ce titre, intrigant: In the Library. Brosius a capturé l'essence d'un de ses livres préférés, daté de 1927, relié en cuir. Et c'est une puissante odeur de cuir qui se dégage de ce flacon, car l'image est sans équivoque: on croirait vraiment sentir un vieux bouquin, avec reliures et vernis! Le livre est aussi l'une des tonalités de Russian Caravan Tea, dans lequel se mêlent le «thé noir indien fumé et la bergamote». Même audace pour Winter 1972, le parfum préféré de Brosius de son propre aveu, qui évoque la neige, la laine mouillée et la terre. Burning Leaves propose une chaleureuse odeur de feuilles d'érable qui brûlent, comme le veut son nom, tandis que m3 November célèbre l'automne dans ses diverses dimensions olfactives: citrouille, pomme, fumée, mousse et champignons... Non sans humour, Brosius s'est aussi associé avec le comédien britannique Alan Cumming pour créer deux parfums, dont le plus récent se veut «anti-célébrité», puisqu'il est censé sentir «le sexe, le whisky, les cigares et l'Écosse». Le résultat est presque choquant!

On comprend que la gamme I Hate Perfume n'est pas pour les nez frileux, habitués aux classiques, tellement certaines fragrances sont surprenantes. Mais c'est justement ça, le plaisir, et si l'on n'ose pas les porter, on peut toujours utiliser pour la maison les huiles essentielles. Les eaux de toilette se vendent entre 85$ et 105$ pour 100 ml, tandis que les essences sont 70$ pour 15 ml.

Les parfums I Hate Perfume de Christopher Brosius, en vente à la boutique Quai 417, 417 rue Saint-Pierre. 514-419-3848

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600172:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer