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Semaine de la mode: Tom Ford donne sa vision de la femme forte

Fausse peau de serpent, pantalon ou manteau patchwork... (Photo ANGELA WEISS, AFP)

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Fausse peau de serpent, pantalon ou manteau patchwork de tissus plus voyants les uns que les autres, grandes ceintures, il n'y pas de place pour se cacher dans les vêtements de Tom Ford.

Photo ANGELA WEISS, AFP

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Agence France-Presse
NEW YORK

Pantalons moulants, imprimés léopards, vestes aux épaules carrées, les mannequins qui ont défilé jeudi pour Tom Ford ont dévoilé une femme sûre d'elle, inspirée par le renouveau du mouvement féministe.

«Pussy Power», pouvait-on lire sur les petits sacs à main portés par certains mannequins, le pouvoir du sexe féminin, en somme, que l'élection de Donald Trump et l'affaire Weinstein ont réveillé depuis un an.

Très peu de jupes, quelques rares robes très courtes, mais pour le reste, c'est le pantalon ou le fuseau qui ont dominé cette collection du couturier de 56 ans, présentée sur des airs des Pointer Sisters, un groupe de femmes.

À l'heure où les défections s'accumulent depuis un an à la Semaine de la mode de New York, le Texan d'origine et Californien d'adoption a plus que jamais fait de la capitale culturelle des États-Unis sa vitrine, avec deux défilés, hommes et femmes, cette semaine, à 48 heures d'intervalles, une première.

Fausse peau de serpent, pantalon ou manteau patchwork de tissus plus voyants les uns que les autres, grandes ceintures, il n'y pas de place pour se cacher dans les vêtements de Tom Ford.

Avec leurs boucles d'oreilles créoles et leurs bandeaux noirs ou blanc, les mannequins avaient même des allures de pasionaria.

Continuer à séduire

Manifestations et mouvements féminins sont dans toutes les têtes à la Semaine de la mode, mais c'est d'une toute autre façon que le designer d'origine japonaise Tadashi Shoji a choisi d'aborder le sujet.

Il a dévoilé jeudi une collection glamour en diable, convaincu que le mouvement #metoo n'a pas éteint le désir des femmes de séduire.

Cette collection est une réponse, a-t-il expliqué à l'AFP, aux critiques qui ont reproché à certaines femmes, depuis le début du grand déballage post-Weinstein, d'avoir joué avec le feu en provoquant les hommes, pour se plaindre finalement d'avoir été agressées.

Pour certains, «du fait de ce que vous portez, si vous devenez une victime, c'est votre faute», a-t-il dénoncé. «Je n'aime pas ça. C'est injuste pour les femmes, ou pour qui que ce soit.»

«Du coup, j'ai fait des robes très sensuelles, très sexy, cette fois», a-t-il décrit. «Nos robes sont là pour donner de l'assurance aux femmes et faire que leurs corps aient l'air magnifiques».

C'est donc une cuvée ultra-glamour qu'a livré le natif de Sendai, avec des pièces qui rappelaient parfois les stars du cinéma des années 40 et 50, telles Rita Hayworth ou Ava Gardner, sur un tapis rouge.

Les femmes «libres» de PH5

L'esprit du #metoo, c'est aussi favoriser l'initiative et l'accès des femmes à toutes les professions.

Chez PH5, deux entrepreneuses chinoises sont aux commandes, la designeuse Mijia Zhang et la gestionaire Wei Lin, qui ont présenté leur nouvelle collection jeudi.

En trois ans à peine, grâce à des vêtements de maille high-tech confortables, à des prix raisonnables pour la Semaine de la mode (400 dollars la robe), elles ont commencé à séduire une clientèle d'artistes et de jeunes vedettes, comme Taylor Swift ou Emma Roberts.

Les vêtements sont produits dans l'usine textile de la mère de Wei Lin, près de Hong Kong.

«Ca a été une leçon d'humilité», dans un contexte économique difficile, «d'essayer de construire une marque et de lutter entre ce qui se vend et ce que nous voulons vraiment créer», explique Wei Lin.

Pour l'instant, PH5 ne dégage aucun bénéfice, dit-elle, mais les ventes sont en hausse sur leur site et sur des plateformes de vente en ligne, qui leur donnent l'énergie de continuer.

Issues toutes deux d'une culture asiatique - «où à ce stade, je devrais être mariée et avoir deux enfants», relève Wei Lin-, elles entendent utiliser leurs premiers succès pour promouvoir une femme «libre d'avoir la carrière qu'elle veut», souligne Mijia, 27 ans.

Elles ont fait appel jeudi à des mannequins mais aussi à «de vraies femmes», dont une infirmière, deux jeunes étudiantes d'un programme d'aide aux femmes intéressées par l'informatique, une sculptrice et une ex-organisatrice de la campagne présidentielle malheureuse d'Hillary Clinton.




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