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Fashion week: Dior hisse les couleurs de Niki de Saint Phalle

Une création Dior inspirée de Niki de Saint... (PHOTO AFP)

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Une création Dior inspirée de Niki de Saint Phalle.

PHOTO AFP

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Anne-Laure Mondesert
Agence France-Presse
PARIS

Dior a célébré la créativité de Niki de Saint Phalle mardi, au deuxième jour des défilés parisiens. Pas de «nanas» aux formes opulentes sur le podium pour autant, mais des couleurs vives et des imprimés rappelant l'oeuvre de l'artiste franco-américaine.

Le défilé se tient dans une grotte artificielle reconstituée dans le jardin du musée Rodin, aux parois couvertes d'éclats de miroir, évoquant celle décorée par Niki de Saint Phalle à Hanovre, ou les intérieurs de ses sculptures géantes du Jardin des tarots en Toscane.

Il commence par une question, inscrite sur une marinière, non dénuée de provocation: «Why have there been no great women artists?». Une interrogation tirée d'un article écrit en 1971 par l'historienne de l'art américaine Linda Nochlin qui a frappé l'esprit de la directrice artistique Maria Grazia Chiuri.

«J'ai lu beaucoup d'ouvrages sur les raisons pour lesquelles il est si difficile pour les femmes de s'exprimer dans l'art», raconte la créatrice à l'AFP, évoquant «le manque d'opportunités» et les «préjugés» que peuvent elles-mêmes avoir les femmes.

Niki de Saint Phalle, elle, «était complètement autodidacte», poursuit Maria Grazia Chiuri, confiant son admiration pour cette artiste féministe et engagée, victime d'inceste dans son enfance. «Elle était d'une grande audace; et avait trouvé le moyen de faire ce qu'elle voulait vraiment dans la vie».

La directrice artistique, en s'inspirant de l'allure de Niki de Saint Phalle, fait aussi référence au travail de l'un de ses prédécesseurs chez Dior, Marc Bohan, qui a souvent habillé l'artiste et ancien mannequin.

Marc Bohan a eu la plus grande longévité à la tête de la griffe (1961-1989), mais sa personnalité a souvent été éclipsée par celle, plus exubérante, de ses successeurs Gianfranco Ferré et John Galliano.

«Tout le monde ne peut pas être mannequin»

Le damier, qui se décline sur une veste, un manteau, un combi-short, rappelle celui d'une robe créée par Marc Bohan en 1965. Des coeurs et des dinosaures ponctuent la collection, reprenant des motifs familiers à Niki de Saint Phalle.

Des combinaisons rappellent les tenues portées par l'artiste pour les performances lors desquelles elle tirait à la carabine sur des sacs de couleur explosant sur des panneaux de façon spectaculaire.

La collection est extrêmement variée pour «permettre différentes attitudes». Les jupes longues transparentes, pièces emblématiques du style de Maria Grazia Chiuri, se portent avec des brassières en élasthane, pour une silhouette juvénile à la fois sportive et romantique.

Si les mannequins étaient bien loin des «nanas» tout en rondeurs de Niki de Saint Phalle, la maison est l'une des griffes de LVMH engagées au respect d'une charte signée conjointement avec Kering interdisant notamment le recours à des mannequins en-dessous de la taille 34.

Maria Grazia Chiuri a qualifié cette charte de «très bonne idée», tout en soulignant que «tout le monde ne pouvait pas être mannequin». «Je ne veux pas employer de filles anorexiques, absolument», a-t-elle dit. «Mais le risque c'est de penser que toutes les filles peuvent être mannequins. Ce n'est pas le cas».

«Aujourd'hui les gens s'imaginent parfois qu'ils peuvent tout faire. Mais si vous voulez être chanteur, vous devez avoir une voix. Si vous voulez être alpiniste, vous devez être athlétique. Il y a des spécificités», poursuit la directrice artistique, qui dit rechercher pour ses défilés des filles à «forte personnalité».




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