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Une rétrospective pour les 70 ans de Christian Dior

Quelque 300 robes de haute couture, datant de... (PHOTO AFP)

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Quelque 300 robes de haute couture, datant de 1947 à 2017, 1000 documents et une centaine d'oeuvres d'art sont présentées sur près de 3000 m2 au Musée des Arts décoratifs à partir de mercredi, jusqu'au 7 janvier, dans cette exposition, la plus complète à ce jour consacrée à Dior.

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Anne-Laure Mondesert
Agence France-Presse
Paris

De l'enfance normande de Christian Dior à sa galerie d'art parisienne, du tailleur Bar aux directeurs artistiques successifs à la tête de la griffe: la maison de luxe célèbre ses 70 ans avec une spectaculaire rétrospective à Paris.

Quelque 300 robes de haute couture, datant de 1947 à 2017, 1000 documents et une centaine d'oeuvres d'art sont présentées sur près de 3000 m2 au Musée des Arts décoratifs à partir de mercredi, jusqu'au 7 janvier, dans cette exposition, la plus complète à ce jour consacrée à Dior.

Dior, homme de l'art

Issu d'une famille d'industriels, Christian Dior est un homme d'une grande culture qui a été galeriste avant d'être couturier. «Ce n'est pas quelqu'un qui s'intéresse à l'art après avoir fait fortune, lui part de l'art pour aller à la couture», rappelle Olivier Gabet, directeur du musée et commissaire de l'exposition avec l'historienne Florence Müller.

Ami de nombreux artistes (Jean Cocteau, Max Jacob, Picasso...), il monte une galerie avec des associés et défend «l'art moderne et contemporain le plus avant-gardiste», souligne Olivier Gabet. «C'est lui qui va présenter pour la première fois des gens comme Alberto Giacometti et Salvador Dali».

Le New Look

L'une des stars de cette exposition, à la scénographie féérique signée Nathalie Crinière, est le tailleur Bar de 1947, avec sa jupe corolle, sa taille marquée et ses hanches rondes, caractéristiques du «New Look».

Cette silhouette, qui révolutionne la mode d'après-guerre, est devenue «emblématique», commente Florence Müller.

Elle a donné lieu à de réinterprétations de la part de couturiers contemporains de Dior, de créateurs actuels, et bien sûr aussi de la part des six directeurs artistiques qui ont succédé au fondateur de la maison.

Saint Laurent, le successeur

Après la mort de Christian Dior à 52 ans, d'une crise cardiaque, c'est le jeune Yves Saint Laurent qui prend la suite. Sa première collection, dite «Trapèze», lui vaut le surnom de «petit prince de la mode».

Autre moment marquant de l'ère Saint Laurent, la collection dite «beatnik», inspirée des bikers avec leur blousons de cuir, qui choque les clientes de l'époque.

Marc Bohan: «Slim Look»

C'est le directeur artistique qui détient le record de longévité chez Dior (29 ans) même s'il est un peu tombé dans l'oubli.

«L'extravagance de ses successeurs, Gianfranco Ferré et John Galliano a un peu effacé sa période», reconnaît Florence Müller. «Mais il avait beaucoup de succès, et de très belles clientes, comme Grace de Monaco».

Avec lui, les jupes se raccourcissent. Il invente un «Slim Look», très en phase avec les années 1960, à la silhouette adolescente et menue, qui évoque des mannequins comme Twiggy.

Gianfranco Ferré: ornemental

L'Italien retourne aux sources de la maison avec de grandes robes richement brodées, une évocation du tailleur Bar.

Dans ces années 1980, il incarne la redécouverte de la broderie, du travail de plumassier, de fleuriste. L'ornement, nécessitant des heures de travail, est déployé largement.

John Galliano: exubérance et théâtralité

Avec John Galliano, l'excentricité à l'anglaise surgit dans le monde de la haute couture.

Mais «il y a une filiation avec le fondateur, dans cette vision de la féminité très exacerbée: la taille fine, les hanches épanouies, la poitrine mise en valeur», remarque la commissaire d'exposition.

Raf Simons: pas si minimal

Le créateur belge a la réputation d'être un minimaliste. «Mais cette exposition est l'occasion de s'apercevoir que non», estime Florence Müller.

«On peut avoir l'impression que c'est très simple, mais de près on peut observer la complexité du travail», souligne-t-elle, devant une broderie en trois dimensions, un organza découpé au laser, une robe entièrement faite de petites plumes.

Maria Grazia Chiuri, la prima donna

Nommée en 2016, l'Italienne Maria Grazia Chiuri est la première femme à la tête de la création chez Dior. Les robes exposées témoignent d'une vision délicate de la féminité, avec des broderies recouvertes de tulle, des fleurs d'herbier.

«Cette exposition ne parle pas seulement de la maison Dior. Elle parle de l'époque et des femmes, c'est ce qui me fascine particulièrement», a commenté la directrice artistique.




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