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Mode à Milan: élégance plus simple et naturelle

À gauche, un mannequin endosse ainsi une simple... (PHOTO AFP)

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À gauche, un mannequin endosse ainsi une simple chemise d'homme blanche en guise de robe. À droite, de longues robes fleuries ou à motifs géométriques, presqu'estivales, se fendent, laissant apparaître de très sexy cuissardes rouges, avant un simple body révélant le haut des cuisses que l'on devine sous des robes en tulle transparent.

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Federica Andreol
Agence France-Presse
Milan

Un retour à la simplicité, où la différence se joue sur les matières ou les détails, a marqué jeudi la semaine de la mode femme à Milan, où Fendi a joué avec la transparence et le nu.

Un mannequin endosse ainsi une simple chemise d'homme blanche en guise de robe, tandis que de longues robes fleuries ou à motifs géométriques, presqu'estivales, se fendent, laissant apparaître de très sexy cuissardes rouges, avant un simple body révélant le haut des cuisses que l'on devine sous des robes en tulle transparent.

Même style d'élégance désinvolte encore, avec une garde-robe pour ladys chic à l'esprit libre. Les mannequins arpentent l'interminable podium en bois au son de la célèbre ballade d'Ennio Morricone Sean, Sean plongeant le spectateur dans l'atmosphère des années 1970, que l'on retrouve dans certaines tuniques un brin bohème ou des mises ethniques réalisées au crochet.

Les femmes imaginées par Karl Lagerfeld sont aussi parfois d'apparence sobre, avec robes et jupes descendant systématiquement sous le genou et de sévères ensembles taillés dans des tissus masculins (tweed, chevrons, Princes de Galles). Mais ces derniers sont enrichis de détails précieux comme les cols et les poignets en vison. Une veste en daim, affiche un col et une boutonnière en python. Les manches d'un habit sont décorées de marguerites brodées et autres fleurs en organza.

Confort et glamour

Chez Max Mara, confort et glamour se marient avec grâce dans une collection qui se compose d'une série de total looks monochromes, déclinés dans les teintes classiques prisées de la maison: gris, noir, beige, cognac, caramel, rouge. La silhouette rappelle les années 1950 avec des jupes mi-longues, évasées ou droites fendues sur le devant, cintrées à la taille sur de fins tricots à col roulé, moulant le corps façon seconde peau.

Ces femmes à l'élégance naturelle, rigoureusement chaussées d'escarpins à talon aiguille, alternent de très chics costumes de banquier ou ensembles en velours vermeil avec des combinaisons ou des maxi tuniques djellabas à capuche. La maille est omniprésente avec chandails et gilets superposés. De longues écharpes tricotées complètent ce vestiaire simple et pratique, sans oublier les grosses moufles en laine qui pendent au bout des manches.

Une fois de plus, le manteau, pièce phare de la maison, a la part belle. Il enveloppe les modèles de la tête aux pieds, souvent doté d'une capuche, dans des matières douces, tel le cachemire, la peau lainée, l'alpaga, la laine bouclée. Il est proposé aussi dans une version cardigan à grosses torsades.

Chez Vivetta, les cuissardes vernies rouges étaient aussi de sortie, mais dans un esprit plus ludique, décorées au talon par un petit visage goguenard. Comme dans ses collections précédentes, la créatrice Vivetta Ponti déploie son univers enfantin et surréaliste de conte de fée avec de larges collerettes brodées de fleurs ou d'animaux. Une robe à losanges géants de Pierrot côtoie un manteau-cape en satin rose dragée, décoré de broderies noires, des pantalons larges et courts en soie sont bordés de volants.

Massimo Giorgetti joue lui aussi avec les couleurs chez Emilio Pucci. Là encore, les pièces sont simples: longues robes sinueuses, combinaisons, tailleurs pantalons. Mais elles sont mises en valeur par les imprimés zébrés ou psychédéliques typiques de la maison ou par des couleurs acidulées (orange carotte, vert pomme, rose fuchsia) et la brillance des tissus, tantôt recouverts de sequins, tantôt luminescents ou métallisés.

Longues et fines, les franges sont partout! Prolongeant les manches d'un top jusqu'au sol, s'enroulant autour du corps dans une robe châle ou dans une robe pailletée Yeti, effilochées au bas d'un pantalon, en décoration sur des sandales, tombant comme un rideau de pluie d'un chapeau à larges revers transformé en une sorte de parasol-paillote.

Travail sur la matière, recherche sur les textures, coupes et volumes inédits... Les couturiers milanais ont rivalisé de créativité en ce quatrième jour des collections de prêt-à-porter pour l'été prochain, exaltant le savoir-faire des artisans et des petites-mains du Made in Italy.




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