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Bouchra Jarrar ouvre une nouvelle ère chez Lanvin

Bouchra Jarrar (à droite) avec le mannequin Karlie... (PHOTO AP)

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Bouchra Jarrar (à droite) avec le mannequin Karlie Kloss lors de son défilé printemps-été 2017 à Paris.

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Anne-Laure Mondesert
Agence France-Presse
Paris

La créatrice française Bouchra Jarrar, nommée chez Lanvin après l'éviction tumultueuse d'Alber Elbaz, a ouvert mercredi une nouvelle page de l'histoire de la plus vieille maison de couture parisienne en activité, avec une collection mêlant son goût pour l'épure à l'ADN raffiné de la griffe.

Signe d'une nouvelle ère, le défilé n'était pas organisé en soirée comme son prédécesseur avait l'habitude de le faire, mais en plein jour, dans les salons de l'Hôtel de ville de Paris, au deuxième jour de la Fashion Week parisienne.

Le vestiaire de Bouchra Jarrar réussit un équilibre entre masculin et féminin, et joue les contrastes, avec des pyjamas soyeux à rayures portés avec des mules plates, des smokings, des perfectos, mais aussi des robes délicates faites de transparences, en dentelles ou organza, des fleurs brodées.

«Ce qui comptait pour moi, c'était vraiment d'apporter de la lumière, cela a été une obsession pour tous les choix de matières, les réglages de proportions, les silhouettes etc. Les brillances croisent les mats, les opaques, les transparences, les dentelles», décrit la créatrice de 45 ans en coulisses.

Avant de fonder sa propre maison de couture en janvier 2010, Bouchra Jarrar a été directrice du studio Balenciaga, auprès de Nicolas Ghesquière, puis a rejoint la maison Lacroix. Née à Cannes dans une famille d'origine marocaine, elle est diplômée de l'école Duperré à Paris.

Nommée en mars chez Lanvin, elle a succédé à l'Israélo-Américain Alber Elbaz, personnalité populaire resté 14 ans à la direction artistique et dont l'éviction en octobre 2015 avait créé des remous.

Le comité d'entreprise avait déclenché un droit d'alerte, s'alarmant notamment des résultats en baisse de la maison, propriété de la femme d'affaires chinoise Shaw-Lan Wang, basée à Taïwan.

«Je déteste le stress»

La première collection de Bouchra Jarrar pour cette maison fondée en 1889 par Jeanne Lanvin, était dont particulièrement attendue. D'autant que celle qui avait été présentée en mars, réalisée par le studio interne en l'absence de directeur artistique, avait été fraîchement accueillie par la critique.

Mais face à la pression, la créatrice affichait mercredi sa sérénité. «Je déteste le stress, a-t-elle confié, je suis plutôt quelqu'un qui anticipe les choses même si ça n'empêche pas d'avoir des journées très denses!»

«Ce qui est intéressant pour moi c'est de m'adresser aux femmes d'aujourd'hui, c'est ça qui compte, c'est le présent», a-t-elle ajouté.

Amie de la créatrice, l'actrice Rachida Brakni a prêté sa voix pour la bande son du défilé, lisant des extraits d'India Song, pièce de Marguerite Duras adaptée au cinéma.

«Dans le travail de Bouchra, il y a toujours une part importante de littérature, de culture, pour son défilé précédent elle avait travaillé autour de Proust. Et là elle avait envie de faire résonner ce lieu qui est l'Hôtel de ville avec sa collection, et également avec Duras», a expliqué Rachida Brakni à l'AFP.

L'actrice s'est dite séduite par cette collection, qui «renoue avec des codes de la féminité affirmés». «Elle n'est jamais dans la fioriture, dans un côté féminin "girly", elle incarne la femme moderne, la femme lettrée, la femme indépendante, en même temps désirable et conquérante», a-t-elle dit.

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