Dix tendances des défilés parisiens

La cuissarde est omniprésente chez Rick Owens.... (PHOTO AP)

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La cuissarde est omniprésente chez Rick Owens.

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Anne-Laure Mondesert
Agence France-Presse
Paris

Retour des années 80, robes longues trop grandes à volants, cuissardes et velours sont les grands tendances de l'hiver prochain, à en croire les défilés parisiens qui s'achèvent mercredi. Revue de cette Fashion Week en 10 points forts.

Les années 80 en force

Les années 1980, avec leurs épaules imposantes et leur côté tape-à-l'oeil, font leur grand retour: version glam-rock chez Saint Laurent avec mini-robes à méga-noeuds, version tigrée et pop chez Kenzo. Ceintures et boucles d'oreille XXL dorées structurent aussi les silhouettes de Véronique Leroy. Les volants, souvent exagérés, sont partout. Le pantalon fuseau se porte avec des escarpins pointus, et une veste d'homme croisée ou un blouson de sport chez Balenciaga.

Combattantes urbaines

Avec un vestiaire empruntant aux bikers (Chloé) ou aux militaires (Sacai, John Galliano, Margiela, Louis Vuitton), la femme est une combattante urbaine, protégée avec style. Même la ballerine de Valentino revêt un tutu-armure, se chausse de Rangers, et porte un petit sac en bandoulière sous le bras pour ne pas s'encombrer.

Vive la cuissarde!

La cuissarde a foulé une multitude de podiums: chez Vetements, roi des vêtements trop grands, elle est interminable, à bouts de santiags et couverte de motifs tatouages. Le créateur Demna Gvasalia l'impose aussi chez Balenciaga, à plateformes. Omniprésentes chez Rick Owens, les cuissardes habillent aussi la femme Balmain.

Alternative: la botte cavalière de Chanel, plate, ajourée au-dessus de la cheville avec des lacets. Chez Paco Rabanne, les bottines sont plates et futuristes, argentées ou blanches.

Cinquante nuances de violet

Le violet se décline chez Dries Van Noten en version nocturne. Il apparaît aussi chez Chanel, Balenciaga, Margiela, et Elie Saab en dentelles. Carven affiche la couleur, également déclinée en mauve sur des bottines à lacets et une doudoune. Kenzo distille aussi le mauve, par touches ou en total look sur blouse et pantalon avec mini-sac assorti. Chez Miu Miu il colore un pantalon d'inspiration asiatique.

Côté maquillage en revanche, c'est le noir qui s'impose chez Dior et Louis Vuitton.

Peau lainée et velours, matières stars

La peau de mouton retournée fait un tabac: chez Margiela en blouson cape, chez Balenciaga, Carven, Hermès... Le velours n'est pas en reste: brillant chez Nina Ricci, il a été traité spécialement pour donner un effet «pluie». Il est très seventies chez Vanessa Seward, sur un ensemble veste-pantalon pattes d'eph, plus déluré chez Vivienne Westwood, punk chez Koché.

La robe vintage trop grande

La robe trop grande esprit vintage, à fleurs et volants sur les épaules d'inspiration vintage fait florès: elle est une valeur sûre de Vetements et a essaimé chez Balenciaga. Avec ses manches interminables, on la retrouve aussi chez Kenzo, Chloé. Les pantalons aussi sont larges, chez Dries Van Noten et Céline.

Une femme fauve

Les imprimés animaliers continuent à séduire. Le léopard a la cote chez Dries Van Note et Dior. Chez Mugler, il se décline en pièces de velours sur du tulle, ou en broderies de fils argentés sur les épaules ou les hanches. Chez Kenzo, c'est le tigre, emblématique de la marque. Dans un registre plus doux, le cygne glisse sur les créations de Stella McCartney.

Asymétries

Elles sont la règle chez John Galliano pour Margiela, marque adepte de la déconstruction. Elles sont ludiques chez Jacquemus, plus discrètes chez Dior.

L'asymétrie se retrouve dans les accessoires: plus besoin d'avoir une paire de boucles d'oreille, une seule suffit.

Mais elle doit se voir, être volumineuse. L'épingle à nourrice, accessoire punk par excellence, connaît un succès certain: elle a été repérée chez Stella McCartney et Balenciaga.

Les jupes plissées, encore

En vogue depuis quelques saisons, les jupes plissées confirment leur succès. Chez Stella McCartney elles s'accompagnent de doudounes et s'illuminent de lamé par endroits, Vanessa Seward les combine avec une cape pour un look seventies, chez Off-White elles se raccrochent à une nuisette satinée ou apportent de la fantaisie à une longue robe bustier.

Chez Issey Miyake, le plissé caractéristique de la griffe est travaillé avec de nouvelles techniques de «cuisson» du tissu.

«See now, buy now»?

Le système consistant à présenter lors des défilés des vêtements disponibles immédiatement en magasin, qui séduit de plus en plus de marques à New York, ne fait pas beaucoup d'émules à Paris. À quelques exceptions près, comme Courrèges qui a mis en vente juste après son défilé un tiers de sa collection.

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