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Fashion Week: courbes chez Boss, abstraction pour Proenza Schouler

Le duo Proenza Schouler a présenté sa collection... (PHOTO AP)

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Le duo Proenza Schouler a présenté sa collection au musée Whitney.

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Brigitte Dusseau, Thomas Urbain
Agence France-Presse
New York

Tandis que Hugo Boss a célébré mercredi les courbes féminines, le duo cérébral de Proenza Schouler a clôturé la septième journée de la Fashion Week de New York par une collection pleine d'abstractions.

En septembre, Jack McCollough et Lazaro Hernandez, les deux créateurs de Proenza Schouler, s'étaient offert une respiration avec une cuvée plus sobre, dominée par les franges et les volants.

Mercredi, ils ont repris le chemin de la déstructuration et de l'abstraction, en explorant les notions de «contrôle et relâchement», ont-ils expliqué à l'AFP.

«Dans cette collection», pour Lazaro Hernandez, ce concept «se manifeste à travers la silhouette».

«En haut, les choses sont assez serrées, près du corps, avec des vestes et des manteaux à lacets et ceintures», a-t-il détaillé.

«Et souvent en bas», a-t-il poursuivi, «cela devient très ample et lâche».

Le duo semble s'être concentré sur quelques éléments majeurs dans cette collection, notamment un pantalon très ample, avec des poches à l'arrière, en noir ou en blanc.

Pour présenter leur travail, le duo de Proenza Schouler n'avait pas choisi le musée Whitney par hasard.

Les couturiers ont intégré l'esprit de grands artistes abstraits américains, exposés dans ce musée, principalement Robert Ryman, Richard Serra, Robert Smithson et Frank Stella.

L'intention était visible notamment dans ces robes et hauts comme lacérés, prenant l'allure de bandes de tissu cousues les unes aux autres de bas en haut.

Elles rappelaient les bandes de couleur de Frank Stella, mais aussi les installations monumentales de Richard Serra, faites de feuilles de métal géantes positionnées les unes à côté des autres.

Autre déclinaison de ce travail sur l'abstraction, les lacets, bandes et rubans omniprésents, pour tenir une robe aux épaules, fermer une veste ou relier un haut et une jupe unis.

Theory ose

Dans l'après-midi, la maison Theory, connue pour ses vêtements fonctionnels, avait-elle montré une collection jouant avec les classiques cette saison et s'autorisant quelques audaces.

La créatrice Lisa Kulson a ainsi expliqué à l'AFP avoir voulu «exagérer les choses avec subtilité».

Elle propose ainsi un tailleur-pantalon gris à rayures strict avec, sous la veste, un chandail à capuche assorti.

«C'est une nouvelle version du costume trois-pièces», s'amuse Lisa Kulson.

Theory veut s'affirmer comme «une marque de mode», explique la directrice de la création.

Elle dit avoir travaillé les détails et beaucoup réfléchi aux couleurs.

De fait, la maison sage n'est jamais allée aussi loin dans ce domaine.

On retrouve notamment un manteau moutarde en cuir, un autre rose en double cachemire ou une robe rouge vif qui monte au-dessus du genou.

Boss tout en courbes

Dans la matinée, le Canadien d'origine taïwanaise Jason Wu avait offert sa cinquième saison pour Boss, et choisit de célébrer en beauté les courbes féminines, inspiré par les années 1950.

«J'ai toujours joué avec des lignes très strictes, des lignes architecturales ces quatre dernières saisons. Mais pour ma cinquième, je voulais les libérer un peu, travailler plus sur les courbes», a-t-il expliqué à l'AFP.

D'où ces volumes nouveaux, très construits, mais aussi plus doux, avec des nervures courbes qui courent le long des robes et mettent en valeur les formes féminines.

Un costume noir impeccable rappelle aussi les origines de la maison.

«C'est l'ADN de Boss, mais comment l'adoucir un peu? C'est plus souple, plus féminin, avec des pantalons larges, un peu plus généreux. Cet équilibre entre masculin et féminin est important», souligne Jason Wu.

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