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Haute couture à Paris: le festin de Schiaparelli, le sex-appeal de Versace

Ancien de Valentino, le créateur français Bertrand Guyon,... (PHOTO AFP)

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Ancien de Valentino, le créateur français Bertrand Guyon, aux commandes de la griffe, a présenté une collection gourmande à l'image d'Elsa Schiaparelli, la fondatrice, qui estimait que manger était «moralement fort important, conférant à la vie une joie spectaculaire».

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Agence France-Presse
Paris

La légendaire maison Schiaparelli a célébré lundi les plaisirs de la table avec une silhouette espiègle et décalée, lors du deuxième défilé de la semaine de la haute couture qui s'était ouverte la veille à Paris avec les femmes sexy et fortes de Versace.

Torchon ancien incrusté dans un très chic tailleur en lainage, robe du soir brodée de cerises, ensemble de cocktails agrémentés de petits oignons et échalotes stylisés, robes de jacquard imprimées de couverts grand siècle: pour le printemps-été prochains, Schiaparelli a tenté une alchimie audacieuse en associant haute couture et gastronomie.

Ancien de Valentino, le créateur français Bertrand Guyon, aux commandes de la griffe, a présenté une collection gourmande à l'image d'Elsa Schiaparelli, la fondatrice, qui estimait que manger était «moralement fort important, conférant à la vie une joie spectaculaire».

Dans le goût de l'artiste italien Fornasetti, maître des compositions surréalistes, des ustensiles de cuisine s'invitent sur les tailleurs de jour ou les robes du soir, «pour mettre les papilles en émoi, éveiller les sens, en insufflant de l'extraordinaire dans l'ordinaire», explique Bertrand Guyon.

Fruits, légumes, homards et oeufs au plat s'accommodent en motifs ou en bijoux en guise de mises en bouche.

Baptisés de noms de plats poétiques, les 43 modèles de la collection, qui ont défilé sous les yeux de la comédienne Valérie Lemercier et l'ancien mannequin Carla Bruni, célèbrent raffinement et élégance, à l'image d'un ensemble bouillonnant de mousseline rose, couleur fétiche d'Elsa Schiaparelli.

Ce parti-pris gourmand n'est pas seulement espiègle: pour Bertrand Guyon, «un moment anodin d'art de vivre peut étrangement devenir un acte de résistance».

La veille au soir, Versace avait ouvert le bal de quatre jours de collections haute couture à Paris, en faisant défiler des séductrices, sûres de leur pouvoir.

«C'est une collection dédiée à toutes les femmes qui suivent leur propre chemin», a commenté la directrice artistique, Donatella Versace, pour qui «les femmes peuvent être fortes et capables d'accomplir leurs rêves tout en étant belles et élégantes».

Les robes épousent les courbes, le corps se révèle sous des filets brillants évoquant des toiles d'araignée. Le pantalon fuseau des années 1980 se porte avec des talons aiguilles, et une petite veste courte, pour un look d'un blanc éclatant à la touche sportive.

Les jambes sont mises en valeur par de courtes robes bustiers scintillantes, mais aussi de longues robes blanches, noires ou corail, fendues sur le devant. Cordes et sangles s'attachent autour du corps, bougeant au gré des mouvements.

La chanteuse britannique Rita Ora, qui assistait au défilé, a créé l'émoi dans une mini-robe orange ultra-sexy, faite de panneaux reliés entre eux par des cordes, l'un des modèles de la collection.

Le casting du show comprenait quelques-uns des top models les plus en vue du moment, comme l'Américaine Gigi Hadid.

Au programme également de ce lundi, le défilé Dior, dont la collection a été réalisée par le studio en l'absence de directeur artistique, depuis le départ de Raf Simons en octobre.

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