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Mode masculine à Milan: entre «mangapunk» déjanté et luxe voluptueux

Chez Giorgio Armani, en revanche, l'homme n'est pas... (PHOTO AFP)

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Chez Giorgio Armani, en revanche, l'homme n'est pas agité par le stress de la vie contemporaine, qui glisse sur lui sans l'atteindre. Son credo, c'est le «voyage de l'intérieur».

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Laure Brumont
Agence France-Presse
Milan

Un samouraï punk aux pantalons mi-kimono mi-kilt chez DSquared et un voyageur «de l'intérieur» aperçu chez Giorgio Armani: tel est l'homme du XXIe siècle, au dernier jour des défilés des collections de prêt-à-porter pour l'hiver prochain, mardi à Milan.

Pour les jumeaux canadiens Dean et Dan Catten, créateurs volontiers excentriques de la marque Dsquared dont les défilés font toujours sensation dans la capitale lombarde, l'homme doit se mettre à l'heure du «mangapunk».

«La Grande-Bretagne rencontre le Japon», proclame la marque qui défile au son d'un mix de Queen et de pop japonaise, dans un décor de forêt de bambous.

À de larges pantalons en coton blanc de karaté sont cousus des kilts en tissu plissé, tandis que de gros bombers en soie brillante et des sacs à dos sont brodés de cerisiers en fleurs, de soleils levants, d'acteurs maquillés en blanc du théâtre kabuki ou de personnages de mangas.

Jeans, pantalons et bermudas sont «doublés» de kilts zippés à la taille, en denim ou en soie, qui tombent jusqu'aux genoux, créant des tenues de samouraïs modernes qui auraient écouté du punk jusqu'à plus soif.

Des pantalons de kimono en soie noire sont ornés d'autant d'imprimés rappelant les estampes japonaises et se portent avec des manteaux molletonné type doudounes d'un sombre rouge cerise.

La couleur argentée des confortables parkas rapproche ces hommes des robots, si présents dans la culture japonais moderne.

Un bleu profond «antidote au chaos»

Chez Giorgio Armani, en revanche, l'homme n'est pas agité par le stress de la vie contemporaine, qui glisse sur lui sans l'atteindre. Son credo, c'est le «voyage de l'intérieur».

«L'important, dans le voyage, n'est pas la destination mais le parcours», rappelle le couturier milanais aux plus de 40 ans de carrière.

D'où des hommes qui ne s'encombrent plus de «l'urgence de paraître» mais qui se concentrent sur l'essentiel, sans exhibitionnisme, dans «une idée plus vraie du luxe».

Coiffés de feutres, les mannequins défilent tout en lenteur étudiée, dans des vêtements hyper-confortables, aux tons allant du bleu profond, «nuance +armanienne+ par définition, une antidote au chaos», au gris chiné, au vieux rose et au noir.

Les matières sont douces et luxueux - alpaga, vigogne, cachemire -, les costumes sont fluides et les pantalons à pinces, pour être le plus relax possible. Et la fourrure, en doublures, en revers ou en total look, apporte de la chaleur à cet univers de bien-être.

De longs cardigans en laine aux motifs ethniques aux larges pans tombent presque par terre tandis qu'ailleurs, des gilets cintrés, à même la peau, redessinent la silhouette.

À l'issue de cette dernière journée de défilés à Milan, le petit monde de la mode masculine se retrouve dès mercredi autour des podiums à Paris.

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