Cordonnier: quand ça vaut la peine!

Les affres de la saison froide font la... (PHOTO MASTERFILE)

Agrandir

Les affres de la saison froide font la vie dure à nos plus belles bottines.

PHOTO MASTERFILE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Philippe Lépine

Collaboration spéciale

La Presse

Les affres de la saison froide font la vie dure à nos plus belles bottines. Mais plutôt que de s'en départir dès le premier trou, pourquoi ne pas les présenter à un cordonnier ? Le prêt-à-jeter a peut-être eu raison de ce réflexe, mais l'investissement pourrait rapporter gros.

Semelle qui se décolle, talon arraché, cuir abîmé, taches de calcium... Si certains acheteurs croient que la durée de vie maximale de leurs bottes se limite à un hiver, la plupart n'hésitent pas à passer la porte des spécialistes lorsque leur précieuse paire vaut dans les trois chiffres.

« C'est sûr qu'il y a une limite, on n'y va pas pour un soulier à 30 $ à moins de vraiment triper sur le style », explique le propriétaire de la Cordonnerie à pied, Francis Lehoux.

« Outre l'aspect écologique dans le fait de récupérer, ce qui motive surtout les gens à venir, c'est bien sûr lorsqu'une chaussure est de qualité. Autant à l'extérieur qu'à l'intérieur, en termes de confort », dit-il. Pieds, genoux et dos vous remercieront plus tard d'avoir choisi et fait réparer un modèle plus haut de gamme. Et quand vos chaussures perdront de leur lustre, un simple rapiéçage ou un nettoyage peut prolonger leur durée de vie de plusieurs années.

Pas besoin de dépenser une fortune. Il en coûte en moyenne de 10 $ à 30 $ pour retaper un talon cassé. 

Fermeture éclair démantibulée ? Entre 35 $ et 45 $. Et pour remplacer une semelle trouée ? Entre 5 $ et 30 $. Il est aussi possible de fixer une nouvelle semelle intérieure ou de recouvrir certaines fissures dans le cuir.

Les prix varient selon l'ampleur des dégâts. Plus on attend, plus ça risque de coûter cher. « On n'hésite pas à le mentionner au client quand la réparation ne vaut pas la peine », rassure celui qui raccommodait autrefois les souliers des acrobates du Cirque du Soleil.

Question de confiance

Difficile pour les artisans cordonniers de rivaliser avec la vague de consommation du prêt-à-jeter qui en pousse plusieurs à accumuler les paires à bas prix. Tout un changement de paradigme puisqu'autrefois, la poubelle n'était même pas une option. « Ce n'est pas tout le monde qui comprend que [l'achat d'une] bonne chaussure est un investissement. Certains en gardent une pendant des années, alors que d'autres en passent jusqu'à cinq par hiver », affirme Francis Lehoux.

Les consommateurs auraient d'ailleurs tendance à faire plus confiance à leur vendeur qu'à leur réparateur. « S'ils disent que c'est de bonne qualité en magasin, le client gobe ça, alors que dans les faits, la matière fond littéralement lorsqu'elle est en contact avec la chaleur », déplore-t-il. Un conseil de cordonnier est toujours avisé et... gratuit !

Et si vous êtes plus du genre bottes de caoutchouc indestructibles et pensez ne jamais avoir besoin d'un cordonnier, sachez que les docteurs de la chaussure soignent à peu près n'importe quoi. Du manteau au sac à main en passant même par la tente de camping. Tout le monde trouve chaussure à son pied.

Cinq trucs pour braver l'hiver

Voici des astuces d'entretien pour la saison froide.

  1. Nettoyez avec un linge humide lorsque vous rentrez de l'extérieur.
  2. En cas d'attaque au sel abrasif, appliquez une solution moitié eau, moitié vinaigre. Puis, brossez pour faire sortir les cristaux qui s'y sont logés.
  3. Imperméabilisez avec un produit qui convient à la matière de vos bottes. Référez-vous aux conseils d'un cordonnier pour choisir le bon.
  4. Si vous avez opté pour le cuir, huilez-le avant l'hiver.
  5. Lubrifiez les fermetures éclair avec de la paraffine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer