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Mode à Paris: quand le téléphone remplace l'oeil au défilé

Le défilé de Kunihiko Morinaga.... (Photo Gonzalo Fuentes, Reuters)

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Le défilé de Kunihiko Morinaga.

Photo Gonzalo Fuentes, Reuters

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Anne-Laure MONDESERT
Agence France-Presse
PARIS

Suivre un défilé en photographiant les modèles avec son téléphone intelligent pour révéler des couleurs invisibles à l'oeil nu: la marque japonaise Anrealage a proposé mardi une expérience inhabituelle au public de la Fashion Week parisienne, au premier jour des défilés.

Le créateur de la griffe, Kunihiko Morinaga, déjà présent depuis deux saisons sur les podiums parisiens, est coutumier des prouesses technologiques avec ses vêtements aux matières photosensibles.

Pour admirer sa collection printemps-été 2016, il fallait suivre le mode d'emploi : se visser un casque sur les oreilles pour l'ambiance sonore, et activer le flash sur son téléphone intelligent pour photographier les modèles.

À l'oeil nu, les vêtements sont noirs, gris ou blancs, rayés parfois, semblables souvent à des origamis. L'oeil se perd parfois dans les jeux de géométrie: les robes sont des polygones aux angles faits de cols de chemises.

Mais au flash, les créations prennent tout à coup une autre dimension: elles changent de couleur, deviennent jaune fluo, ou laissent apparaître des damiers, des patchworks de losanges jaunes, bleus, roses, verts...

Rave party des années 1990 

Changement d'ambiance au défilé Aalto, nouvelle marque du calendrier parisien, où régnait une certaine nostalgie des années 1990.

La petite salle de l'Institut finlandais était pleine à craquer. Le public, rassemblé en une masse compacte au milieu de la pièce, assistait au défilé debout, face aux mannequins: les rares sièges disponibles avaient été pris d'assaut depuis longtemps.

Devant un mur d'enceintes vintage, évoquant une rave party à l'occasion du solstice d'été, défilent de longues silhouettes à l'allure juvénile. Des tuniques longues se superposent à des pantalons larges.

Les manches de vestes s'ouvrent à la hauteur du coude, voire sous l'aisselle, pour laisser échapper le bas du bras à l'air libre. Les cols de chemises et de vestes sont longs et arrondis.

«Au solstice d'été, les gens sont vraiment heureux d'être dehors après la longue période d'hiver, de faire la fête dans la forêt, au bord d'un lac. Cette collection reflète cette attitude, avec de nombreux éléments masculins, qui sont féminisés», a expliqué le créateur Tuomas Merikoski après le défilé.

Le mélange des genres régnait aussi chez un autre nouveau venu de la Fashion Week, Nehera, marque fondée dans les années 1930 par un entrepreneur tchécoslovaque et relancé récemment.

Son designer, le français Samuel Drira, propose de «se mettre en retrait d'une mode sans cesse changeante» pour un vestiaire qui «transcende les saisons, la sexualité et les styles».

Résultat, des silhouettes souvent unisexes, avec quelques mannequins hommes. La collection, où dominent le blanc, l'écru et le noir, fait la part belle au kimono. Les lunettes sont de rigueur, fines et rondes. Les boucles d'oreilles aussi, carrées et volumineuses.

Le jardin des soeurs Olsen 

Les soeurs Olsen présentaient la collection de leur marque The Row à Paris, sur rendez-vous, au lieu de défiler à New York comme à l'accoutumée. Le vestiaire, au chic décontracté, s'inspire d'une «femme dans un jardin».

La longueur est de mise, pour une robe blanche et aérienne, ou pour une veste longue noire brodée de paillettes. À noter, un spectaculaire manteau moutarde en cuir, et une cotte de mailles en perles de verre.

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