Burberry: force cuir, douceur dentelle

Des perfectos noirs et vintage, esprit motard, portés sur de petites... (PHOTO AFP)

Agrandir

PHOTO AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Édouard Guihaire
Agence France-Presse
Londres

Des perfectos noirs et vintage, esprit motard, portés sur de petites robes graciles rehaussées de dentelle anglaise: force et douceur ont convolé en juste noces lundi lors du défilé Burberry Prorsum à la Fashion Week de Londres.

La marque est un poids lourd de la mode britannique et l'a démontré une nouvelle fois lors de la présentation de sa collection printemps-été 2016, avec un défilé aux proportions pharaoniques.

Christopher Bailey, directeur artistique et général du groupe de luxe, s'est installé dans le parc royal de Kensington, à proximité du prestigieux Royal Albert Hall.

Des invités par centaines se pressent sous une vaste structure transparente en forme de temple. Le tout-Londres semble s'y être donné rendez-vous et, dans les gradins, on croise Sienna Miller, Cara Delevingne, Anna Wintour, Kate Moss...

Accompagnée d'un orchestre symphonique, la chanteuse britannique Alison Moyet donne le coup d'envoi d'un défilé au programme éclectique et ambitieux.

Il y a du cuir, avec un perfecto noir en peau d'agneau orné d'un liseré doré, façonné dans une manufacture britannique spécialisée dans la confection d'uniformes au service de l'armée depuis le XVIIIe siècle.

Il y a de la dentelle aussi, tissu que Christopher Bailey apprécie et qu'il avait déjà largement employé lors sa dernière collection masculine, en juin.

Le créateur s'en sert pour réinventer le trench-coat mythique de la griffe, avec une dentelle noire à motif floral apposée à la main, bordant la taille et le col.

Bailey jongle avec les matières, explore le champ des possibles, défie ses propres codes pour mieux renouveler sa garde-robe: «Il ne s'agit plus de parler de tendance. Mais d'émotion et d'attitude», dit-il.

Un billet pour le ballet

Le styliste livre un caban de coupe droite, en cachemire double face. Inspiré des modèles de style marin conservés dans les archives Burberry, le manteau présente des épaules arrondies et des boutons armoriés.

Côté accessoires, Burberry Prorsum propose des sacs à dos souples en nylon, à fermetures en cuir, portés par des femmes en robes en dentelle semi-transparente et manteaux légers.

Plus tôt dans la journée, la Serbe Roksanda Ilincic avait investi le Seymour Center de Londres, reconverti pour l'occasion en monde onirique peuplé de formes géométriques.

Les robes sont longues, fluides, glissent jusqu'à aux chevilles, les tons sont doux et reposants, presque pastels: bleu, blanc, mauve.

Soucieuse de leur confort, Roksanda propose aux femmes des coupes souples qui donnent au corps liberté de mouvement, liberté d'expression, ici une salopette bustier, là un manteau transparent rayé de bandes noires.

Le «point de départ» de cette collection, explique-t-elle à l'AFP, «c'est le ballet». «J'ai été particulièrement influencée par les danseuses (...) qui ont des corps si beaux, si forts», ajoute-t-elle.

Au premier rang dans l'assistance, Samantha Cameron apprécie. Fan de Roksanda, l'épouse du Premier ministre britannique David Cameron est une habituée de ses défilés.

Revoilà Eva

La soirée a réservé quelques surprises avec le show ébouriffant du créateur britannique Giles, organisé dans une somptueuse salle de réception de la Maison des Banquets, avec plafond peint par Rubens.

Le casting ne laisse pas indifférent: parmi les mannequins, on compte Eva Herzigova, Poppy Delevingne ou Georgia May Jagger, la fille de Mick Jagger et Jerry Hall.

En guise de défilé, le styliste entraîne ses invités à la découverte d'un monde féérique. Il y a de longues robes de soirée à bustier faites de tissus fragmentés en forme végétale, ou des pantalons larges et brillants dont les motifs évoquent des peaux de serpent.

Le créateur utilise une palette de couleurs presque automnale: argent, gris, noir, terre.

Aux antipodes, la marque Joseph a proposé un vestiaire au style minimaliste, épuré. Les robes, jaunes, blanches ou noires, sont faites de tissu enroulé autour des corps, comme un grand drap dont on s'envelopperait au sortir du lit.

Installée cette année dans le quartier festif de Soho, la Fashion Week londonienne accueille jusqu'à mardi plus de 150 créateurs, auxquels s'ajoutent des dizaines de défilés et présentations disséminés dans toute la ville.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer