Papas passionnés, enfants stylés

La collection automne/hiver de la marque québécoise Romy & Aksel est arrivée.... (Photo fournie par Romy & Aksel)

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La collection automne/hiver de la marque québécoise Romy & Aksel est arrivée. Une preuve de plus que des vêtements stylés pour enfants, pour qu'ils soient lookés comme leurs parents (mais en mieux), ça se peut. Et c'est à deux papas tripeux qu'on la doit. Retour sur une histoire de coup de foudre créatif entre deux énergumènes, qui n'ont pas fini de nous surprendre.

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Un automne rock

La «Romy attitude» est de retour, pour une troisième saison, avec un style toujours urbain, un peu rock, mais évidemment confortable et, surtout, économique.

C'est précisément pour combler un vide, entre le look princesses/ paillettes ou superhéros que deux pères ont décidé un jour, sur un coup de tête, littéralement, de lancer (pourquoi pas) leur propre ligne de vêtements, pour les enfants de 2 à 8 ans.

Ainsi naissait Romy & Aksel, dont la collection mise sur un look très typique, toujours décontracté, mais avec style. En témoignent les détails sympas (une illustration ici, un zip là), les coupes stylées et les morceaux inspirés des vêtements des parents. Oui, fiston aura sa chemise à carreaux cette année.

«Plus ça va, et plus notre collection nous ressemble vraiment», dit Mathieu Leblanc, le cocréateur, avec Philippe Lagarde, de Romy & Aksel.

Les deux hommes, au départ complètement néophytes (le premier détient deux bars, le second travaille en publicité et ils se sont rencontrés pour écrire un livre, trouvez l'erreur), ont désormais l'air de deux poissons dans l'eau. «Au début, c'était complètement l'inconnu. Mais là, on comprend le montage, les tendances», illustre Philippe Lagarde, en nous expliquant comment ils sélectionnent les morceaux, ce qu'ils favorisent, et pourquoi. «On regarde les tendances, on va voir ce qui se fait pour nous, on ne veut pas que ça fasse enfant, mais plus vieux, tout en restant confortable.»

«L'idée, c'est que nous, comme papas, on dise : c'est hot !» dit Mathieu Leblanc. En un mot : ce qu'ils veulent, c'est «du look à bon prix», résume-t-il. La collection, en vente dans les boutiques L'Aubainerie et Mode Choc de la province, en plus de plusieurs boutiques spécialisées dans le reste du Canada, se déclinera sous le thème du surf et des palmiers au printemps 2016.

Les deux créateurs, qui participent à un salon en janvier à New York, nous mijotent même un nouveau bébé pour la prochaine rentrée scolaire : une collection pour les 0-24 mois. Oubliez le rose et le bleu, ils concoctent évidemment quelque chose de plus «trash» et «aspirationnel», disent-ils. À suivre.

Un coup de foudre pas comme les autres

C'est l'histoire d'un coup de foudre pas comme les autres. Mathieu LeBlanc, propriétaire de bars, et Philippe Lagarde, publicitaire, se sont rencontrés il y a quelques années. Autour d'un verre, en écoutant Misteur Valaire, ils ont jasé paternité. Et visiblement, la conversation a porté ses fruits.

Depuis, ils ont publié deux livres et lancé une collection de vêtements pour enfants. À terme, ils aimeraient faire des capsules à la télé, «un mix entre Mafalda et Charlie Brown». Un parcours peu banal, on s'entend.

«Moi pis Philippe, on est un feu d'artifice d'idées ! C'est capoté, la connexion qu'on a. J'ai rarement eu ça dans ma vie», dit Mathieu LeBlanc.

Pourtant, les deux hommes auraient pu ne jamais se rencontrer. Le premier est très urbain, le second, banlieusard. Tous deux ont une vie de fou, entre leur carrière, leur blonde, leurs enfants, le soccer et les cours de violon. Or, c'est curieusement le même plaisir de s'évader du quotidien qui les rassemble. «On est deux hommes d'affaires, poursuit Philippe Lagarde. Or, avec ça [la création], on se ressource et on revient à la base. [...] Ça nous sort du quotidien. C'est l'équivalent de faire du sport. Ça nous fait sortir de notre réalité !»

Ils prennent un plaisir évident, à la limite contagieux, à «brainstormer». «Moi, ça me fait complètement triper de passer une journée à parler de nos enfants, d'envoyer des photos à nos filles et de leur demander : "Toi, aimerais-tu ça ?"», résume Mathieu LeBlanc. Il faut dire que les possibilités sont quasi illimitées.

«C'est créatif, sky is the limit. Une salopette ou un jumpsuit ? Jaune ou rouge ?» - Mathieu LeBlanc

On comprend que c'est grisant.

Tout a commencé un soir, tard, il y a quelques années. Mathieu LeBlanc avait commencé à publier sur Facebook les mots d'enfants craquants de sa fille Romy. Au bar, une amie lui présente Philippe. Les deux pères se mettent à parler scolarité, tableaux d'activités, paternité. Le premier cite à l'autre les mots de sa fille, et le second se propose, en boutade, de les illustrer. Le lendemain matin, c'est chose faite. Il lui envoie un dessin qui ressemble, coïncidence, de manière «spectaculaire» à sa fillette. «C'est une histoire d'amour sans amour. Un coup de foudre professionnel et amical», résument-ils.

Ainsi naissait le premier tome des Conversations avec Romy, aux Éditions de la Bagnole (2013).

Et comment en sont-ils venus à créer une marque de vêtements pour enfants ? En surfant sur cette même dynamique créative, ils ont pensé un jour faire des produits dérivés de Romy. Le propriétaire de l'Aubainerie a aimé, il lui a présenté la famille Nasri, grossiste importateur de vêtements, et le tour était joué. «Depuis le début, il n'y a que des belles rencontres, du happiness autour du projet, que du positif !» résume Mathieu LeBlanc en souriant, convaincant.

Et jusqu'où vont-ils aller, comme ça ? «Tant qu'on a du fun, on continue !»

Le retour des conversations de Romy

Après avoir fait sourire des milliers de lecteurs avec ses mots d'enfants, voilà que Romy (8 ans) revient en force, avec son petit frère Aksel (5 ans) cette fois, toujours aux Éditions de la Bagnole, pour un deuxième tome de perles et autres cocasseries. En voici un éventail.

1. À la suite de la parution du premier livre, Romy s'imagine qu'elle va être interviewée.

Romy : «Pis là, y'a des gens qui vont venir avec des micros pour me demander si j'aime le ketchup ?»

2. Après avoir chicané Romy parce qu'elle était désagréable avec lui, j'explique à Aksel que «papa ne chicane pas pour rien, qu'il essaie seulement d'être juste».

Et Romy de répondre de sa chambre : 

«Juste méchant ?»

3. Romy, revenant d'un party d'amis où il y avait plein d'enfants de tous âges : 

«J'aurais tellement dû profiter de mes deux ans !»

4. Romy fait semblant de donner le sein à sa poupée. Après un certain temps, elle change de côté et dit : 

«Bon, maintenant, du jus d'orange !»

5. Chaque année, on donne à Romy et à Aksel un calendrier de l'avent. Cette année, Aksel a eu un éclair de génie : 

«Si je mange tous mes chocolats en même temps, est-ce que le père Noël va arriver plus vite ?»

6. Un matin, Romy traîne à la table, songeuse.

Romy : «Si jamais maman elle a un autre enfant, elle pourrait l'appeler Simone.»

Moi : «Euh... Si jamais ON a un autre enfant !»

Romy : « HEU PAPA ! Toi tu fais rien là-dedans. C'est maman qui est enceinte, c'est elle qui a mal au coeur, c'est elle qui accouche pis c'est elle qui crie.»

7. Romy : «Papa, pourquoi j'ai l'impression que t'as déjà hâte que moi et Aksel on aille se coucher ?»

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