Une bijouterie façon Mile End

Les créatrices de L'Atelier Épure travaillent l'argent et... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Les créatrices de L'Atelier Épure travaillent l'argent et le bronze, et se laissent inspirer par leurs envies du moment.

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Marie-Soleil Lapointe et Celia Rossi ont déménagé leur atelier du quartier Rosemont jusqu'à l'avenue Fairmount, tout près du boulevard Saint-Laurent. Leur marque, L'Atelier Épure, est devenue également le nom de leur bijouterie, qui présente aussi des créations québécoises.

Quand on passe le seuil de la bijouterie, on est tout de suite frappé par le blanc qui domine et l'atmosphère très épurée de la boutique. À l'avant, un espace de vente convivial, dépouillé. À l'arrière, un atelier de bijoux où les créatrices, qui se sont rencontrées à l'École des métiers Sud-Ouest de Montréal, fabriquent leurs propres créations.

L'Atelier Épure offre des services de bijouterie traditionnelle - on peut y faire faire des alliances, remonter ou réparer des bijoux. Mais à l'image des deux propriétaires, qui affichent un style mode, mais décontracté, le magasin ne ressemble pas à une bijouterie traditionnelle.

«Notre atelier attire, il y a un dynamisme ici que les gens aiment. Voir que nous fabriquons les bijoux ici les met en confiance.»

Marie-Soleil Lapointe

Les créatrices travaillent l'argent et le bronze, et se laissent inspirer par leurs envies du moment. Pas de collections saisonnières chez les deux jeunes femmes, qui ont lancé leur entreprise il y a trois ans, mais plutôt des collections thématiques, aux noms qui invitent au voyage (Epure, donc, puis Bohemia, Azteka et Arizona).

« On aime les bijoux méditerranéens ou mexicains », souligne Celia Rossi, qui porte justement un collier avec un pendentif en forme de cactus issu de la collection Arizona.

Il faut dire qu'elles ont des racines dans des pays ensoleillés: Celia Rossi a grandi à Marseille et n'a traversé l'Atlantique qu'il y a cinq ans ; Marie-Soleil est quant à elle à moitié mexicaine.

Travailler à quatre mains ne semble pas être un problème pour le binôme de L'Atelier Épure. « Nous partons souvent d'une idée, puis notre modèle final se transforme. La plupart des pièces sont commencées à deux, on peut aussi s'entraider. C'est le côté positif pour cela. Si l'une bloque, l'autre peut aider », estime Marie-Soleil Lapointe.

Une fois leur diplôme en poche, les jeunes femmes n'ont pas hésité avant de se lancer en affaires. « Après l'école, on voulait continuer à pratiquer. On est devenues rapidement amies et on a voulu lancer quelque chose ensemble », explique Marie-Soleil. 

Comme leur marque, la bijouterie L'Atelier Épure veut rester 100 % locale. On y retrouve des bijoux Louve, Ora-C et Catrie, une joaillière qui allie métal, or et parfois béton.

Les prix dans la boutique vont de quelques dizaines de dollars jusqu'à environ 400 $.

Le duo, qui a ouvert sa boutique au début du mois de juillet au coeur d'un petit tronçon commercial très dynamique (on retrouve la boutique pour hommes Mercantile et le glacier le plus populaire du quartier, Kem Coba, sans oublier un vétéran local : Fairmount Bagel), croit pouvoir plaire à une clientèle avide de produits originaux et locaux - après tout, plusieurs boutiques bien connues des amateurs de mode locale, originale ou pointue sont tout proches : c'est le cas de Unicorn et de Lowell.

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