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La Fashion Week masculine s'ouvre à Londres

Le premier défilé a été celui de Topman,... (PHOTO SUZANNE PLUNKETT, REUTERS)

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Le premier défilé a été celui de Topman, la marque masculine de Topshop, avec des survêtements rétro, de très larges pantalons chinos et des costumes décontractés.

PHOTO SUZANNE PLUNKETT, REUTERS

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Alice RITCHIE
Agence France-Presse
LONDRES

La septième édition de la Fashion Week masculine de Londres s'est ouverte vendredi pour quatre jours de défilés où les plus grands noms de la mode côtoieront les fameux tailleurs de Savile Row, avec le marché chinois en vue.

Burberry, Alexander McQueen, Tom Ford ou encore Jimmy Choo présentent leurs collections de prêt-à-porter homme pour la saison printemps/été 2016 aux côtés des principales maisons londoniennes, telles que Richard James, Gieves & Hawkes ou Hardy Amies.

Le premier défilé a été celui de Topman, la marque masculine de Topshop, avec des survêtements rétro, de très larges pantalons chinos et des costumes décontractés.

Alors qu'elle représentait auparavant un simple volet de la Fashion Week londonienne, la mode masculine s'est émancipée jusqu'à constituer un événement indépendant. La septième édition peut se targuer de réunir les défilés ou présentations de 77 créateurs.

Cette année, l'événement se focalise tout particulièrement sur la promotion de la mode masculine britannique en Chine, avec la nomination d'un ambassadeur international en la personne de Hu Bing, un mannequin, acteur, chanteur et philanthrope chinois de 45 ans.

«Il y a beaucoup d'intérêt en Asie pour la Fashion week masculine de Londres», a expliqué à l'AFP Dylan Jones, président de l'événement et rédacteur en chef de l'édition britannique de GQ.

Le nombre d'acheteurs et de journalistes chinois assistant à l'événement a presque triplé depuis les débuts de la Fashion week masculine en 2012, a-t-il précisé.

Cinquième marché mondial pour le prêt-à-porter masculin de luxe en 2014, la Chine devrait devenir le numéro deux mondial dès 2017, derrière les États-Unis, selon le cabinet Euromonitor International.

Pour la marque de luxe italienne Ermenegildo Zegna, qui a ouvert sa première boutique à Pékin en 1991, la Chine est déjà son premier marché au niveau mondial.

Les investissements chinois ont aussi permis de donner un nouveau souffle aux marques britanniques traditionnelles - plusieurs tailleurs de Savile Row (Hardy Amies, Kilgour, Gieves & Hawkes et Kent & Curwen) sont détenus par le groupe hongkongais Fung, des frères milliardaires du même nom.

Mais tandis que les marques occidentales se frayent un chemin en Chine, le créateur chinois Xander Zhou est le seul habitué de la fashion week masculine à Londres.

«Il est fondamental que nous encouragions les créateurs chinois à venir défiler ici», a estimé M. Jones.

Dans le passé, Xander Zhou a délibérément évité les motifs asiatiques de peur d'être catalogué. Mais dans sa collection printemps/été 2016, ce créateur basé à Pékin a «trouvé le courage d'utiliser des éléments orientaux», a-t-il confié à l'AFP.

«Le fait que je suis maintenant prêt à faire ça est lié à mon évolution mais aussi à l'évolution du monde en termes de stéréotypes sur les créateurs chinois», a-t-il expliqué.

Xander Zhou salue l'intérêt porté à la Chine lors de cette Fashion Week, où le créateur pékinois Sean Suen fera ses débuts lors d'un défilé commandité par le magazine GQ China.

«L'heure de la Chine a sonné dans de multiples domaines, et pour ce qui est de la mode masculine, Londres est l'endroit où il faut être», a-t-il estimé.

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