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À Cannes, les stylistes s'affairent dans l'ombre du tapis rouge

L'actrice française Léa Seydoux est habillée par sa... (PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AFP)

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L'actrice française Léa Seydoux est habillée par sa soeur styliste, Camille, qui loue «toutes les audaces» sur le tapis rouge.

PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AFP

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Anne-Laure MONDESERT
Agence France-Presse
PARIS

À l'heure où le tapis rouge du Festival de Cannes aimante tous les regards, stylistes, coiffeurs et maquilleurs sont à pied d'oeuvre pour soigner le look des actrices, plus que jamais scrutés et commentés sur les réseaux sociaux.

«On a une vraie responsabilité! À Cannes, les looks sont décryptés à une vitesse incroyable, on se retrouve tout de suite sur la toile», souligne le coiffeur français Stéphane Bodin, un habitué du festival, où il s'est occupé entre autres cette année des actrices Adèle Exarchopoulos et Sara Forestier, ainsi que de deux mannequins, la Néerlandaise Doutzen Kroes et l'Américaine Lindsay Ellingson.

Consultant pour Dessange, partenaire officiel qui a envoyé une armée d'une trentaine de coiffeurs, il a sur place un emploi du temps extrêmement chronométré: de 7 heures du matin jusqu'en soirée, les rendez-vous s'enchaînent.

Conférences de presse, interviews, tapis rouge, dîners: pour chaque occasion, «en fonction de la tenue on définit un look», expliquait-il à l'AFP avant le début du festival, pendant lequel il transporte dans les suites d'hôtel sa valise de 18 kg pleine de fers à boucler, pinces, élastiques, séchoirs et produits.

La préparation commence plusieurs semaines avant Cannes avec les stylistes pour les comédiennes avec qui il collabore régulièrement, comme Adèle Exarchopoulos (Palme d'Or à Cannes en 2013 pour La Vie d'Adèle): «C'est le vêtement qui va définir la coiffure».

Mais sur place, «on travaille aussi beaucoup dans l'urgence»: la coiffure doit pouvoir se faire en trente minutes chrono, souligne cet expert, à qui il est arrivé de terminer de coiffer une actrice dans une voiture remontant à toute vitesse la Croisette à contre-sens, escortée de motards.

«Il faut s'amuser» 

«Et tout est susceptible de changer à la dernière minute, sur un caprice, une envie différente», sourit-il, philosophe.

À l'affût des tendances qui émergent des Fashion Weeks, où il travaille par ailleurs, Stéphane Bodin a imaginé cette année une coiffure avec la raie sur le côté, tresse africaine plaquée d'une part et cheveux en cascade de l'autre, à la fois «glamour et moderne».

Côté beauté, la maquilleuse Sandrine Cano a aussi une planification chargée. Pour L'Oréal, autre partenaire officiel, elle s'occupe entre autres de la Française Léa Seydoux et de l'Espagnole Rossy de Palma, membre du jury. Pour les montées des marches, elle prône «des maquillages chic, avec de l'allure, une peau légèrement satinée avec une bouche d'un rouge mat».

Quelle est la faute de goût à proscrire sur le tapis rouge? «L'ennui», selon la styliste Camille Seydoux, qui habille sa soeur Léa ainsi qu'Adèle Exarchopoulos.

«Le côté, je ne prends aucun risque, je mets une robe noire avec les chaussures noires et la pochette aussi, je ne vois pas l'intérêt. Il faut s'amuser», juge la jeune femme, qui loue «toutes les audaces».

Comme la robe jaune de la chanteuse Rihanna, qui a fait sensation au dernier gala du Met, à New York, avec une traîne spectaculaire, signée de la couturière chinoise Guo Pei? «J'adore Rihanna! Je trouve qu'elle n'a peur de rien, elle est originale et on sent qu'elle aime réellement s'habiller pour les tapis rouges», commente Camille Seydoux.

«Les Américaines sont les reines du red carpet», tandis que les Françaises ont parfois «peur de paraître prétentieuses ou futiles», juge la styliste. Pour les robes de montée des marches, elle privilégie les créations spéciales, participant trois semaines avant le festival à la confection, avec le studio de couture.

Pour sa soeur Léa, égérie du Parfum Candy de l'Italien Prada, la majorité des tenues sont soit Prada soit Miu Miu. «Le glamour lui va parfaitement, elle a un côté un peu sixties aussi», commente Camille Seydoux. L'actrice arborait aussi une robe du Libanais Elie Saab à la soirée Chopard.

«A contrario Adèle (Exarchopoulos) est rebelle et moderne, j'aime que son style soit plus dans l'air du temps. Elle est sublime dans les créations de Nicolas Ghesquière pour Louis Vuitton», juge la styliste, qui aime aussi Valentino, Dior et Schiaparelli.

Très suivie sur Instagram, elle apprécie d'y lire les commentaires de ses abonnés: «je ne pense pas qu'il faille forcément être dans la mode pour avoir un avis, surtout concernant les ''red carpets'', les stars s'habillent aussi pour le public».

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