La tendance décryptée: obsession boho

Sandales gladiateurs en suède, Aldo, 90 $.... (PHOTO FOURNIE PAR ALDO)

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Sandales gladiateurs en suède, Aldo, 90 $.

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Joëlle Paquette
La Presse

Dans un esprit désinvolte et libérateur, les créateurs semblent nostalgiques de l'époque rock bohème des années 70. Trame sonore ou signature visuelle, l'influence de Joni Mitchell, Stevie Nicks et Françoise Hardy est tapissée sur la toile printanière.

Robe à volants, Banana Republic, 185 $... (PHOTO FOURNIE PAR Banana Republic) - image 1.0

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Robe à volants, Banana Republic, 185 $

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Camisole à lacets, Free People, 98 $... (PHOTO FOURNIE PAR  Free People) - image 1.1

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Camisole à lacets, Free People, 98 $

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« Une des raisons pour lesquelles il y a tant de références aux années 70 cette saison est parce que plusieurs de ces designers étaient enfants à cette époque, a confié Colleen Sherin, directrice mode chez Saks Fifth Avenue, à Women's Wear Daily. C'était une période excitante. Les vêtements étaient un moyen de s'amuser et de s'exprimer. »

Un moyen d'échapper à la sombre réalité mondiale par le vêtement - ça rappelle bizarrement le climat sociopolitique d'il y a 40 ans. Franges, motifs fleuris ou psychédéliques, denim pâli sous le soleil et suède arc-en-ciel, tous les éléments sont réunis pour ramener le mouvement « peace & love ».

Rien de nouveau sous le soleil, la mode est reconnue pour être cyclique. Spécialement celle des dernières années.

Au début du XXe siècle, l'historien et philosophe Walter Benjamin a d'ailleurs élaboré la très juste théorie du « Tigersprung » (« le saut du tigre ») pour décrire cette boucle infinie. Selon lui, les tendances naissent dans le présent et se teintent du passé tout en pointant vers le futur. Et c'est exactement ce que les designers ont offert cette saison.

SUR LES PASSERELLES

Chez Dries Van Noten, l'auditoire était plongé dans la pénombre d'une forêt enchantée inspirée par le peintre John Everett Millais et son interprétation d'Ophelia. Du lichen vert foncé recouvrait la passerelle et une bande sonore composée de chants d'oiseaux accompagnait une vision bobo luxe du créateur. Un amalgame d'imprimés faits main et de couleurs riches mais ternies recouvrait les pièces amples taillées dans de la soie et du brocard.

Empilés sans retenue, les vestes-chemisiers, les longues tuniques et les pantalons drapés donnaient une allure d'époque aux vêtements.

Comme pour enraciner l'image hippie et la réalité 2.0, les mannequins ont conclu le défilé avec un sit-in sur la mousse, pendant que l'industrie se faufilait pour prendre des clichés Instagram.

Le même sentiment éthéré régnait chez Alberta Ferretti, qui a offert un cocktail allant de la nymphe délicate à la cowgirl bohémienne de l'Ouest. La transparence des premières tenues en mousseline légère comme l'air suggérait une touche d'insolence, parfaitement coordonnée à la suite bourrée de franges, d'appliqués fleuris de cuir, de suède et de dentelle. Les multiples tons de bruns retrouvaient des coloris pastel, allant du lilas au pistache. La touche finale ? Des sandales gladiateurs aux cordons hautement perchés sur le mollet.

Chez soi, il suffit d'intégrer quelques pièces stratégiques pour transformer sa garde-robe en ode à l'« Été de l'amour ». Troquez votre perfecto noir adoré contre une version cognac en suède. Sinon, dites adieu à votre skinny et apprivoisez le pantalon patte éléphant - croyez-le ou non, il est de retour et, cette fois-ci, pour de bon ! Un look à accessoiriser avec une chevelure légèrement ondulée, un teint santé au naturel et les mélodies de Ladies of the Canyon.

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