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Concours de design Télio: propulser la relève avec six mètres de tissu

Thomas Tait en 2007 sur la passerelle de... (Photo fournie par Télio)

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Thomas Tait en 2007 sur la passerelle de la Semaine mode Montréal dans le cadre de notre deuxième édition du concours Télio.

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L'entreprise montréalaise de tissus de mode Télio célèbre cette année le 10e anniversaire de son concours de design «Les créateurs de mode de demain». Comment? En fournissant six mètres de tissu à des étudiants du Canada afin qu'ils les transforment, une fois de plus, en petites merveilles.

Les jumeaux Joncas sur la passerelle de D... (Photo fournie par Télio) - image 1.0

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Les jumeaux Joncas sur la passerelle de D Moment dans le cadre de la 9e édition du concours Télio.

Photo fournie par Télio

Si le nom de Télio est peu connu du grand public, il a une tout autre résonance dans le milieu de l'industrie textile, dans lequel l'entreprise montréalaise travaille depuis 1952. Dans les écoles du pays, Télio fait rêver les étudiants en design de mode, qui soumettent par centaines des croquis au concours de design dans l'espoir de voir leur création habiller un mannequin sur une passerelle.

«Je me rends compte que c'est vraiment big, Télio!», lance d'ailleurs en riant l'une des 25 finalistes de la mouture 2015 du concours, Carolina Dominguez, quand La Presse la rencontre.

Depuis 2006, la société montréalaise d'import-export et de distribution de textiles se donne pour mission d'encourager les jeunes designers et de leur fournir une plateforme professionnelle au moyen de son concours de design. «Télio est une entreprise familiale [fondée par Joseph Télio et maintenant dirigée par ses fils, André et Raymond Télio]. Ce sont des immigrants libanais qui ont beaucoup reçu du Canada, alors ils voulaient redonner à la communauté et à l'industrie», résume la coordonnatrice du concours, Rebecca Lowson.

D'abord un concours québécois, Télio soumet désormais un thème et un choix de tissus à 22 écoles du pays. Des centaines d'étudiants proposent des croquis, que les écoles sélectionnent et envoient à Montréal. «Cette année, nous avons évalué 398  croquis», affirme Rebecca Lowson. Du nombre, 25 sont choisis. Autant d'étudiants obtiennent de fait un laissez-passer pour créer leurs vêtements, ensuite présentés dans un défilé qui sert de grande finale au concours.

Lancer la relève 

«Tout part de Télio», analyse Frédéric Joncas, qui a gagné le concours l'an dernier. Son frère Mathieu a remporté le deuxième prix et, depuis, on parle des Joncas comme des «jumeaux de la mode». À 22 ans, ils travaillent sur leur deuxième collection et multiplient les apparitions médiatiques (notamment dans le magazine Dress To Kill, qui les a placés dans sa liste de «designers ayant fait bouger les choses en 2014»).

«Quand on a commencé nos études, on était bénévoles à la Semaine de mode de Montréal. On plaçait des gens comme Denis Gagnon et Marie Saint Pierre dans la salle. Trois ans plus tard, c'est nous qui nous faisons placer!», rigole Frédéric.

«Il y a des dizaines de milliers d'étudiants qui sortent des écoles de mode chaque année, alors ça prend un tremplin. Le concours est un moyen de se démarquer des autres.»

Mathieu Joncas
2e prix du concours 2014

Rebecca Lowson donne aussi l'exemple de Thomas Tait, remarqué au concours de design en 2007. Celui qui participe désormais à la semaine de mode de Londres a remporté l'an dernier le prestigieux prix LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy) remis à un jeune créateur de mode. Plus près de nous, l'ancien participant Simon Bélanger roule sa bosse avec la marque UNTTLD, qu'il pilote avec le créateur José Manuel St-Jacques.

Un concours qui fait peur 

«Télio, c'est un concours qui fait peur», admet Mathieu Joncas en riant. Pour les étudiants, se lancer dans l'aventure du concours équivaut à prendre des risques, à travailler sous pression et à passer de longues heures à l'école pour travailler sur son vêtement. «Il faut respecter notre croquis, ligne par ligne», explique son frère jumeau. L'échéancier est serré, aussi: les étudiants ont deux mois, entrecoupés par les vacances de Noël, pour créer leur vêtement. «Quand on commence enfin le vrai vêtement, il ne faut plus qu'il y ait de questionnements», illustre Carolina Dominguez.

Mais la «peur» et la pression en valent la peine, à entendre les étudiants finalistes. «C'est une opportunité incroyable», affirme Grégoire Maisonneuve, aussi finaliste au concours, dont les prix et bourses totalisent 50 000$. L'importance accordée par les étudiants à cette compétition est aussi garante de la qualité des soumissions, remarque Rebecca Lowson. «En 10 ans, la progression dans la qualité des travaux a été immense, dit-elle. Les écoles prennent le concours au sérieux, et ça se reflète dans la technique, la créativité et le respect du thème.»

Le défilé et la remise des prix Télio a lieu le 17 mars. 

http://telio.com/fashion-fabrics/fr/concours-design/theme/

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