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Iris van Herpen, la mode entre architecture et science

Plus sculptures que vêtements, les créations d'Iris van... (PHOTO PATRICK KOVARIK, AFP)

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Plus sculptures que vêtements, les créations d'Iris van Herpen donnent au corps d'étranges formes organiques, minérales, parfois extraterrestres.

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Anne-Laure MONDESERT
Agence France-Presse
PARIS

Adepte de l'impression en 3D et de matières nouvelles, la jeune créatrice néerlandaise Iris van Herpen, qui a présenté mardi sa dernière collection à la Fashion week parisienne, travaille à la croisée des chemins entre mode, architecture et science.

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Plexiglas, tubes en silicone, mais aussi soie et organza... Plus sculptures que vêtements, ses créations donnent au corps d'étranges formes organiques, minérales, parfois extraterrestres. Elles ont déjà séduit Lady Gaga et Björk, et font régulièrement l'objet d'expositions, comme actuellement au Palais de Tokyo à Paris.

La jeune femme de 30 ans, qui avait fait sensation en mars 2014 en enveloppant des mannequins dans d'énormes pochettes transparentes sous vide, a présenté cette année un défilé de prêt-à-porter automne-hiver 2015-2016 autour du thème Hacking infinity (pirater l'infini).

Une inspiration qu'elle a puisée dans la «terraformation» (ou biosphérisation), idée initialement issue de la science-fiction, qui consiste à transformer une planète pour la rendre habitable par l'homme, expliquait-elle à l'AFP quelques jours avant le défilé.

«Je n'ai pas d'opinion arrêtée là-dessus, mais la question qui m'intéresse est: pouvons-nous le faire? Ce serait presque comme prendre quelque chose qui n'est pas à nous», dit cette jeune femme rousse à la silhouette gracile, d'un calme olympien.

Si elle n'est pas admiratrice de science-fiction, cette habitante d'Amsterdam aime les ouvrages scientifiques «simples», et aussi aller visiter le CERN (L'Organisation européenne pour la recherche nucléaire) à Genève où se trouve le grand collisionneur de hadrons.

«C'est drôle, parfois on me demande même si je suis une scientifique. Pas du tout. Mais je suis complètement fascinée par les recherches qu'ils font là-bas», sourit la styliste.

«Je suis souvent inspirée par des choses que je ne vois pas et que je ne comprends pas, parce que ça laisse libre cours à mon imagination», dit-elle.

«La dernière tendance ne m'intéresse pas»

Le mouvement est un objet d'étude permanent pour cette fille d'une professeure de danse et d'un consultant spécialisé dans la gestion de l'eau, qui a grandi «loin de la mode», dans un petit village des Pays-Bas «sans télévision ni magazines».

Passionnée de danse elle-même, elle s'est finalement tournée vers la mode lors de ses études d'art, y trouvant «la combinaison parfaite entre le travail manuel, le travail des matières et l'attention portée au corps, les proportions, le mouvement».

«La dernière tendance du moment ne m'intéresse pas vraiment. Créer des pièces de valeur, beaucoup plus. Donc c'est très important d'être en lien avec des gens extérieurs au monde de la mode», souligne Iris van Herpen, qui travaille avec les architectes Philip Beesley et Niccolo Casas pour les technologies numériques et l'impression en 3D.

Une technique qu'elle utilise pour ses pièces de haute couture, dans une démarche peu orthodoxe. Ce qui ne l'a pas empêchée de rejoindre le club restreint des maisons autorisées à défiler dans le calendrier officiel de la couture à Paris.

La styliste, qui a débuté chez Alexander McQueen à Londres avant de présenter sa première collection en 2007, a vu l'originalité de son travail récompensée l'an dernier par le prix de l'Andam destiné à soutenir les jeunes créateurs.

Toujours en quête d'expérimentations, elle a eu l'idée dans sa dernière collection de faire brûler un très fin tissu d'acier inoxydable pour obtenir des taches irisées. La légère couche métallique est superposée à de la soie ou de l'organza pour composer un blouson, un haut sans manche, ou encore un imperméable.

«C'est la première fois que je travaille la couleur comme ça», commente cette styliste avant-gardiste.

Iris van Herpen, dont les créations sont disponibles dans sept points de vente dans le monde, présente deux collections haute couture et deux collections de prêt-à-porter par an.

Tout est fabriqué en Europe, précise la jeune femme, soucieuse de «pouvoir arriver à un système de production plus respectueux de l'environnement». La clé peut justement résider selon elle dans les nouvelles technologies comme l'impression 3D, qui offrent de nouvelles possibilités de «produire très rapidement et sur demande», «dans un futur proche».

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