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Chanel joue la carte de la brasserie parisienne

Boiseries et banquettes rouges: c'est dans un décor de brasserie Belle Epoque... (Photo François Mori, La Presse)

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Photo François Mori, La Presse

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Anne-Laure MONDESERT, Jean-François GUYOT
Agence France-Presse
PARIS

Boiseries et banquettes rouges: c'est dans un décor de brasserie Belle Epoque que Karl Lagerfeld a célébré mardi pour Chanel un Paris idéal. Tandis que Vanessa Seward présentait une première collection à l'élégance sage et Valentino une femme «sensuelle et indépendante».

Kendall Jenner et Cara Delevingne ont défilé pour... (Photo Gonzalo Fuentes, Reuters) - image 1.0

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Kendall Jenner et Cara Delevingne ont défilé pour Chanel.

Photo Gonzalo Fuentes, Reuters

Bienvenue à la Brasserie Gabrielle (Chanel)

Karl Lagerfeld est coutumier des mises en scènes spectaculaires: après avoir reconstitué un supermarché et une rue parisienne lors de ses défilés précédents, c'est cette fois la Brasserie Gabrielle qu'il a installée sous la verrière du Grand Palais.

Les mannequins déambulent devant les tables. Le tweed, bien sûr, les plumes, les perles, le motif pied-de-poule composent cette garde-robe où les époques se mélangent.

Des chaussures bicolores à petit talon et bride arrière complètent le look, ainsi qu'un ligneur exagéré, chignon lâche et bandeau noir façon Brigitte Bardot. Alternative possible: le sourcil charbonneux et les cheveux plaqués, avec raie sur le côté.

Des jupes, courtes ou longues comme des tabliers de cuisine, à motifs de mosaïque ou chevrons, se portent par-dessus des pantalons, pour des contrastes de matières. Des manches en doudoune à relief greffées sur des vestes de tailleur et des parkas brodées viennent donner un côté sportswear chic à la collection, qui compte quelques silhouettes masculines.

À la fin du défilé, Karl Lagerfeld s'installe derrière le zinc pour répondre aux journalistes.

«C'est une vision idéalisée d'un Paris d'aujourd'hui que j'ai voulu exagérer pour calmer le côté ''French bashing''», explique le couturier allemand. «Même les Français disent que la France est moche, il ne faut pas exagérer. C'est quand même pas si mal que ça!»

«C'était bien que ce soit un étranger qui fasse ça. Si c'était un Français, ce serait patriotique, cocorico», dit le créateur, qui se définit comme «international».

S'il a choisi une brasserie, c'est pour «mettre en valeur une institution typiquement française».

«Regardez à la télévision, il n'y a que des émissions sur la nourriture, les bistrots, les restaurants. La cuisine française a une réputation mondiale», souligne-t-il.

Interrogé par ailleurs sur le rythme effréné du système actuel des collections, qui a conduit certaines maisons à arrêter le prêt-à-porter, le directeur artistique de Chanel, qui conçoit huit collections par an, a estimé que «certains créateurs sont peut-être un peu paresseux».

«Chanel est un dialogue non-stop, il y a des centaines de boutiques dans le monde. Et tous les deux mois, quelque chose de nouveau», souligne le couturier, qui a confié récemment ne pas penser à la retraite.

Boiseries et banquettes rouges: c'est dans un... (Photo CHARLES PLATIAU, Reuters) - image 2.0

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Photo CHARLES PLATIAU, Reuters

L'élégance sage de Vanessa Seward

Jupes longues sur bottes, robes florales, jeans taille haute, chemisiers, petits pulls débardeurs et manteaux de tweed: styliste indépendante notamment pour APC, Vanessa Seward, 45 ans, a présenté sous ses propres couleurs une première collection sage, élégante et universelle.

La créatrice, qui a été chargée de relancer en 2002 la couture Azzaro, après avoir travaillé près de dix ans avec Karl Lagerfeld chez Chanel, s'adresse à des femmes qui fuient l'esbroufe et célèbre des silhouettes longilignes.

Les jupes longues en cuir se portent avec des bottes assorties et de mêmes matières. Seule véritable fantaisie: un costume-pantalon en denim. Le soir, une robe noire, longue et simplissime.

Boiseries et banquettes rouges: c'est dans un décor... (Photo Christophe Ena, AP) - image 3.0

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Photo Christophe Ena, AP

«Sensualité et indépendance» chez Valentino

«Sensualité et indépendance» sont au coeur de la collection automne-hiver 2015-2016 présentée mardi par Valentino et marquée par l'apparition surprise, en clôture, des acteurs américains Ben Stiller et Owen Wilson venus participer au défilé.

Le défilé a commencé de manière très classique, avec des silhouettes fluides et longues, dessinées par des tuniques et des fourreaux, où le blanc et le noir se déclinent en rayures verticales, horizontales ou en damier. Une élégance et une légèreté chères à la griffe italienne.

La couleur s'est déployée ensuite dans la collection signée des stylistes Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli, à la tête de la création depuis 2008.

La palette est complétée par des tons or, ivoire, vert, bleu pâle ou rose qui parsèment la garde-robe. Et, comme il se doit, le rouge Valentino.

Les pull-overs en laine sont amples et torsadés. Ils sont portés sous des manteaux-capes, aux épaulettes très militaires.

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