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Début de la Paris Fashion Week, place aux jeunes créateurs

Pour cette première journée des défilés de la... (Photo PATRICK KOVARIK, AFP)

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Pour cette première journée des défilés de la Paris Fashion Week, la marque Each x Other a présenté leur premier défilé.

Photo PATRICK KOVARIK, AFP

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Anne-Laure MONDESERT
Agence France-Presse
PARIS

Les jeunes créateurs étaient à l'honneur de la première journée de la Fashion Week mardi à Paris, ville qui peut se prévaloir face à la concurrence de son savoir-faire dans les métiers d'art et de ses écoles accessibles, selon la maire Anne Hidalgo.

Paris a pris le relais de New York, Londres et Milan pour neuf jours de défilés automne-hiver 2015/2016, qui attirent dans la capitale créateurs, acheteurs et journalistes du monde entier.

Cette Semaine parisienne s'est ouverte après deux événements qui ont endeuillé le secteur: la mort le 27 février de l'Américain John Fairchild, figure du journalisme de mode qui a régné à la tête du Women's Wear Daily (WWD) de 1960 à 1997, et le décès lundi de Bettina, mannequin vedette des années 50.

Pour cette première journée des défilés de la «Paris Fashion Week», son nouveau nom officiel, la marque Each x Other, fondée par le duo franco-suédois de trentenaires Ilan Delouis et Jenny Mannerheim, rejoints cette année par une nouvelle designer, Masha Gard, ont présenté leur premier défilé.

La collection, dominée par le marine, le noir et le crème, s'inspire de la mode masculine: rayures tennis, variations autour du tailleur-pantalon et cuir.

«On voulait montrer que le vestiaire masculin pouvait se transformer en quelque chose d'autre, on lui a donné une allure et une élégance avec de la féminité», explique Ilan Delouis en coulisses, très ému.

Ce côté masculin «fait partie des codes de Each x Other, c'est la mixité, le mélange, notre logo, c'est un x, la rencontre entre l'art, la mode et la musique», ajoute le créateur, dont le défilé était accompagné de musique live du duo électro-rock Liquid Architecture.

La marque montrait auparavant ses collections au sein de Designers Apartment, un showroom organisé par la Fédération française de la Couture pour promouvoir les jeunes créateurs, qui se tient cette saison à partir de vendredi jusqu'au 12 mars.

Autre nom à faire son entrée dans le calendrier de la Fashion week, la créatrice danoise Anne Sofie Madsen a quant à elle proposé dans la soirée un vestiaire tout en plissés, tissages et volants, déstructuré, porté avec des chaussettes hautes et d'épaisses bottines à lacets.

«La mode aime Paris»

La maire de Paris a, elle aussi, voulu donner un coup de projecteur sur la jeune création en visitant mardi l'école Duperré, établissement public d'enseignement de la ville, qui forme chaque année 500 élèves aux métiers de la mode, du textile et du graphisme.

Face à la concurrence de prestigieux établissements comme la Londonienne Central Saint Martins et la New-Yorkaise Parsons, les écoles de la capitale ont su «garder les savoir-faire des métiers d'art liés au luxe, la broderie, la tapisserie», a fait valoir Anne Hidalgo.

«Si aujourd'hui New York doit investir autant dans la mode, c'est parce que les ateliers des métiers d'art y ont disparu», a poursuivi l'édile, interrogée sur la décision récente du maire de New York Bill de Blasio d'injecter 15 millions d'euros dans l'industrie de la mode.

«La chance qu'on a à Paris, c'est d'avoir des écoles gratuites qui permettent à des jeunes de venir non pas en fonction du niveau de revenu des parents, mais vraiment de leur talent et de leur motivation», a-t-elle ajouté.

Elle était accompagnée de deux anciens élèves, Bouchra Jarrar, fondatrice de la maison de haute couture éponyme, et Guillaume Lemiel, styliste pour la marque The Kooples.

La maire, qui se dit «passionnée de mode», souhaite impliquer davantage la Ville, aux côtés des professionnels de cette industrie, dans la promotion de la Fashion week. À cette occasion, une campagne d'affichage «La mode aime Paris» est lancée dans la capitale.

«Paris s'était un peu endormie il y a quelques années, pensant qu'elle pourrait vivre d'un héritage de capitale de la mode», reconnaît-elle. Milan, Londres et New York ont «beaucoup travaillé en lien avec les professionnels pour, en matière de communication, faire vivre leur Fashion Week à un niveau qui nous avait inquiétés».

«On est en train non seulement de reconquérir, mais aussi de comprendre quelle est notre force», assure Anne Hidalgo.

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