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Uniqlo accusé de se fournir auprès d'usines peu soucieuses de la santé

Le groupe a expliqué avoir des vues divergentes... (Photo Thomas Peter, Reuters)

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Le groupe a expliqué avoir des vues divergentes sur certains des sujets évoqués par Sacom, mais a annoncé l'ouverture d'une enquête et reconnu que l'association avait soulevé «plusieurs problèmes».

Photo Thomas Peter, Reuters

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Agence France-Presse
HONG KONG

Le groupe d'habillement japonais Fast Retailing, connu pour sa marque phare Uniqlo, se fournit auprès d'usines chinoises qui mettent en danger la santé de salariés contraints de patauger dans les eaux usées et de travailler dans une chaleur infernale, a accusé mardi une association des droits de l'Homme.

L'association des Étudiants et universitaires contre les agissements répréhensibles en entreprise (Sacom), une ONG de Hong Kong, a rendu publique son enquête au moment où le japonais veut étendre la présence de sa marque vedette dans le monde pour rivaliser avec ses concurrents Zara, H&M ou Gap.

Le groupe a expliqué avoir des vues divergentes sur certains des sujets évoqués par Sacom, mais a annoncé l'ouverture d'une enquête et reconnu que l'association avait soulevé «plusieurs problèmes».

D'après cette dernière, le groupe et sa marque connue pour ses vêtements chics, basiques et bon marché, se fournissent auprès de deux usines situées dans la province de Canton, dans le sud de la Chine, dont les salariés effectuent des horaires à rallonge pour de bas salaires dans des conditions dangereuses.

L'ONG, qui a mené l'enquête entre juillet et novembre 2014, accuse également la direction de ces usines d'autoritarisme.

«Ces usines ont négligé la sécurité au travail, mettant les salariés en danger», dit l'association. Celle-ci cite «des températures extrêmement élevées, des eaux usées inondant le sol, des installations dangereuses, une aération défectueuse avec un air ambiant chargé de poussières de coton, des odeurs irritantes et de hauts risques de voir se produire des problèmes électriques».

Les enquêteurs de Sacom «ont vu des salariés tomber de leur chaise en manipulant les machines à tricoter», ajoute le rapport. «En tant que principal acheteur de ces deux usines, Uniqlo a violé son engagement» à se conformer aux principes de la «responsabilité sociale en entreprise», ajoute Sacom.

L'association donne l'exemple d'une salariée qui repasse entre 600 et 700 chemises par jour, travaillant jusqu'à 14 heures, pour 0,29 yuan (0,05 dollar) l'unité.

L'ONG s'est déjà fait connaître pour ses enquêtes sur les conditions de travail chez le géant taïwanais de la technologie Foxconn ou des fournisseurs de Disney.

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