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Une réstrospective consacrée à Givenchy à Madrid

Un défilé de Givenchy.... (Photo archives AFP)

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Un défilé de Givenchy.

Photo archives AFP

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Agence France-Presse
MADRID

«La Haute Couture est arrivée à sa fin. Il y a des modes mais il n'y a pas la Mode», a estimé lundi à Madrid Hubert de Givenchy, lors de l'inauguration de la rétrospective qui lui est consacrée au musée Thyssen-Bornemisza.

Malgré ses 87 ans, le créateur a supervisé chaque détail de cette exposition retraçant son oeuvre depuis l'ouverture en 1952 à Paris de la Maison Givenchy jusqu'à son retrait de la vie professionnelle en 1996.

«Vu mon âge, j'étais hésitant». Mais «j'ai une grande affection pour l'Espagne. Je n'avais pas le droit de refuser une offre aussi extraordinaire», a commenté devant la presse le couturier, au côté de la baronne Carmen Thyssen-Bornemisza, propriétaire de la prestigieuse collection du musée.

«C'est l'un des derniers grands maîtres absolus de la Haute Couture», a estimé pour sa part Guillermo Solano, directeur artistique du musée, soulignant «le dialogue avec la peinture» du couturier passionné d'art, mis en scène dans l'exposition.

Dans un subtil mélange de couleurs, la veste «patchwork» d'un ensemble du soir de 1985 rappelle par exemple les mauves et violets du tableau «Femme à l'ombrelle» de Robert Delaunay de 1913, accroché derrière.

Une robe du soir évoque aussi le moucheté du tableau de Marx Ernst de 1958: «Petites filles chassant les papillons».

Toute une partie de l'exposition, présentant une centaine de créations, est consacrée à l'actrice britannique Audrey Hepburn (1929-1993), avec laquelle Givenchy était lié «d'une grande amitié».

«Audrey était un être d'exception. Elle a été vraiment la personne la plus proche de moi par nos relations mais aussi par son élégance, sa générosité, sa beauté et son talent immense», a-t-il dit.

«Pour moi ce métier, c'était du bonheur continuel. C'était magique», a-t-il témoigné.

«On avait des collections à faire. C'était aussi les tissus qui nous guidaient». «Il fallait aller où se préparaient les tissus pour échanger des idées. C'était une collaboration merveilleuse», a-t-il raconté, se souvenant «de l'odeur particulière de la soie».

Toutefois, «je crois que la Haute Couture est arrivée à sa fin», a-t-il affirmé.

Pour lui, «le dernier grand couturier qui a fait des merveilles, Yves Saint-Laurent, a fini l'époque. Après ça il y a des modes mais il n'y a pas la Mode».

L'exposition sera ouverte au grand public à partir du 22 octobre et jusqu'au 18 janvier.

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