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Shopping: un cabinet de moins en moins éphémère

Le Cabinet éphémère fait aussi place aux bijoux, dont... (PHOTO FOURNIE PAR LE CABINET ÉPHÉMÈRE)

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Le Cabinet éphémère fait aussi place aux bijoux, dont ceux de la joaillière Anne-Marie Chagnon.

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Le Cabinet éphémère, ce concept de boutique pop-up consacrée aux designers québécois, revisite sa formule pour sa troisième édition. Présenté jusqu'à maintenant dans une version courte, il se pose cette fois au 5e étage du magasin Ogilvy où il restera jusqu'au 4 janvier, le temps de se laisser découvrir par une nouvelle clientèle ou savourer par les fidèles, et de se mesurer aux grandes marques internationales.

Avec son univers branché et industriel, le Cabinet éphémère aurait pu faire figure de mouton noir dans l'environnement classique d'Ogilvy, mais il s'y harmonise étonnamment bien. La boutique nomade a peut-être enfilé ses gants blancs pour cette troisième édition, lancée officiellement mercredi dernier, mais sa vision s'exprime avec la même détermination.

«Cette plate-forme a été créée pour les créateurs qui en avaient assez du flafla. On ne veut pas juste faire parler, il faut que ça rapporte.»

Philippe Dubuc
designer

C'est d'ailleurs l'objectif clairement ciblé pour cette mouture. En s'inscrivant dans l'environnement de luxe du grand magasin montréalais, le Cabinet éphémère cherche à rejoindre une nouvelle clientèle déjà sensible à la qualité et qui peut en assumer le prix. Un partenariat intéressé aussi du côté d'Ogilvy qui souhaite dynamiser son 5e étage et possiblement son image en soutenant la mode locale.

Autre environnement, autre réalité

La première édition du Cabinet éphémère avait lieu au printemps dernier en parallèle de la Semaine Mode Montréal; la deuxième, dans le cadre du congrès C2-MTL. « Au départ, on voulait montrer qu'on était capables de se mobiliser et de s'organiser. Ici, notre objectif est de vendre, vendre, vendre! », souligne la directrice du Conseil des créateurs de mode du Québec, Linda Tremblay.

Les designers ont été choisis en fonction de leur pertinence dans ce cadre précis. Il en va de même de leurs créations. 

« Pour la première fois, on a une clientèle cible, raconte le commissaire de l'événement, Michel Lepage. On est tous excités et on veut vraiment faire nos preuves! »

Une vingtaine de créateurs sont actuellement au rendez-vous, parmi lesquels des designers phares comme Marie Saint Pierre, Philippe Dubuc, Anne-Marie Chagnon et Nadya Toto. Les créateurs montants sont aussi représentés. C'est le cas d'Anastasia Radevich dont les chaussures exceptionnelles font parler ici et à l'étranger, de Vaiken qui vient de recevoir le prix Mercedes-Benz et de Matière noire, gagnante du même prix l'année dernière.

Chaque créateur présentera une douzaine de pièces tout au long des prochains mois, certaines créées en exclusivité pour l'occasion.

Se distinguer par la créativité

Pour se démarquer dans cet univers compétitif, le Cabinet éphémère organisera des événements ponctuels durant les prochains mois.

«Il y a aura des semaines thématiques pour donner de la visibilité à différents types de créateurs. Une semaine de mode pour hommes, par exemple, ou une autre consacrée à la fourrure ou au bijou.»

Michel Lepage
commissaire du Cabinet éphémère

Le Cabinet a aussi sa pièce iconique, un grand carrousel industriel des années 50, déniché chez un vieux nettoyeur et qui fera office de passerelle. On s'en servira pour présenter différentes pièces en rotation, en fonction des thématiques choisies.

Un vaisseau fait pour voyager

Le Cabinet est un outil de commercialisation qui peut être transporté et adapté aux circonstances. Un instrument flexible, modulable, exportable, conçu pour faire rayonner la mode d'ici à l'étranger. « Je le vois un peu comme un vaisseau amiral pour la mode québécoise. Le rêve fou serait d'avoir un jour plusieurs projets semblables à celui du Cabinet, qui se promèneraient en même temps pour faire la promotion des créations québécoises », se plaît à penser Linda Tremblay.

Le bateau prend actuellement du coffre, et pourrait bien être prêt à prendre le large, soufflé par ses élans de créativité... Le modèle d'affaires, novateur, attire d'ailleurs l'attention. Des invitations auraient commencé à arriver, en provenance de Tokyo et Londres, notamment.

Sortons nos longues-vues: le Cabinet pourrait-il s'amarrer un jour de façon permanente? Une suite logique, selon certains de ses organisateurs, un pensez-y-bien pour d'autres qui soulignent la structure d'entreprise complètement différente qu'exigerait un tel projet. Mais d'un côté ou de l'autre, on ne balaye aucune possibilité!

La force du collectif

À l'origine du concept du Cabinet éphémère, il y a le Conseil des créateurs de mode du Québec, cet organisme à but non lucratif fondé en 2011 pour unir les voix des créateurs. Réunis autour d'une même table, les designers d'ici y sont invités à se rencontrer pour trouver des modèles de mise en marché adaptés aux couleurs locales, le tout dans l'objectif de vendre et ultimement de survivre.

Mis à part les plans qui gravitent autour du Cabinet éphémère, le Conseil travaille également sur un projet de local commun qui pourrait voir le jour en 2015 dans le secteur Chabanel. Ce lieu de rassemblement permettrait d'accueillir les ateliers de différents créateurs et de leur donner accès aux mêmes ressources techniques.

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