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Marie Saint Pierre chez Reitmans: promesse de succès

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Découvrez les créateurs québécois présentés lors de la semaine de la mode de Montréal. »

Elsa Vecchi
La Presse

Dans son atelier, à quelques pas du marché Atwater, Marie Saint Pierre discute avec Brigitte Martin, directrice des marchandises chez Reitmans. Le sujet du jour nourrit déjà les tweets des fashionistas depuis longtemps: la fameuse capsule de Marie Saint Pierre pour Reitmans! Histoire d'une collaboration promise au succès.

Marie Saint Pierre, coupe de cheveux asymétrique, avec tête rasée sur un côté, se prête au jeu de la séance photo, entourée de deux des modèles qui composent la capsule. Au premier coup d'oeil, elle apparaît chic et super commerciale. «On a réellement travaillé main dans la main pour cette collection produite et créée ici, au Québec!», lance la créatrice montréalaise. Brigitte Martin de Reitmans confirme, toutes deux ne tarissant pas d'éloges sur ce court mais intense processus de création.

Une véritable «lune de miel», qui a débuté fin mai dernier lors de leur première rencontre. «On avait une idée très précise de ce que l'on souhaitait: collaborer avec Marie, cela va sans dire, et côté créations, on voulait des robes susceptibles de plaire à toutes les femmes de 18 à 60 ans, et de toutes les morphologies possibles et imaginables. C'est d'ailleurs l'une des valeurs fondatrices de la marque», explique Brigitte Martin.

«Cet aspect de la création était une grande première! reprend Marie Saint Pierre. Travailler des modèles en tailles petite et plus est très différent de ce que je fais habituellement.» Dans le jargon stylistique, «petite» correspond à des silhouettes de 5'4 et moins s'habillant en 8, 10 ou 12 ans. Ce sont 23% des Canadiennes qui s'inscrivent dans cette catégorie.*

«Emmanchure, taille, ourlet, il faut repenser toutes les proportions», ajoute Brigitte Martin.

Vous l'aurez compris, si les collaborations entre créateurs et grandes chaînes ont pour but de rendre accessibles des modèles griffés, elles s'adressent à un éventail très large de la population, et donc aussi à ces femmes «hors normes», trop souvent oubliées par la mode, souligne Brigitte Martin. L'expression «démocratisation de la mode» prend dans ce contexte tout son sens.

Les modèles

Les 10 modèles nés de l'association entre la créatrice montréalaise et les boutiques de vêtements seront mis en vente (entre 85$ et 95$) dès le 10 novembre dans les 34 boutiques Reitmans de Montréal, Québec, Toronto et Ottawa, de même que sur l'internet. Et de quoi ont-ils l'air?

«Des robes, uniquement des robes et cela tombe bien, c'est le vêtement que j'adore! lance Marie Saint Pierre en replaçant la manche de se propre robe. Vous allez retrouver en quelque sorte les intemporels qui ont marqué ma clientèle au fil des saisons, et qui ont fait leurs preuves.»

Dix modèles, donc, qui flirtent avec le genou, dont deux en taille plus et petite, sans compter six autres en taille régulière. Le tout dominé par les nuances de noir très flatteuses, avec une touche de rouge, de doré, de bleu pétrole.

«Au final, cela donne des trompe-l'oeil, des bijoux intégrés et détachables, ultrapratiques», ajoute la designer.

On reconnaît aussi les effets de style très graphiques, linéaires, voire «cartésiens», de celle qui avoue aimer désormais et plus que tout «une couture bien faite, presque architecturale».

Et cela n'aurait pas été du Marie Saint Pierre pur jus sans la touche de froissé d'une ceinture-fleur, clin d'oeil à ce qui est devenu la signature de la créatrice.

En photo, la collection s'annonçait «bien», mais en réalité, il nous fallait attendre de toucher les modèles de nos 10 doigts pour en estimer concrètement la qualité. Chose faite, car après avoir palpé différents prototypes, on peut affirmer sans sourciller que coupes et matières (jersey de viscose japonais, tulle extensible, un peu d'organza) tiennent proprement la route, compte tenu du prix.

Mais faire du Marie Saint Pierre à prix accessible, cela ne revient-il pas à se tirer une balle dans le pied? «Non! D'autant plus que c'est une minicollection, très ponctuelle dans le temps et offerte en peu d'exemplaires. C'est même radicalement le contraire, c'est une très belle campagne de communication!», s'enflamme la créatrice.

Les exemples de Philippe Dubuc pour Simons et de Denis Gagnon pour Bedo l'ont démontré, sans oublier les précurseurs dans ce domaine, les Suédois de H&M. Des associations qui se révèlent bénéfiques pour tout le monde.

Alors peut-on espérer une suite à cette collaboration en forme de lune de miel? En guise de réponse, des sourires elliptiques, et un «On en parle» qui fuse. À ne pas s'y méprendre, cela ressemble à un oui.

L'avenir le dira, sachant qu'il est déjà acquis que les modèles de cette collection feront les beaux jours des fêtes de Noël.

*. Selon une étude commandée par Reitmans à la firme Avalon en 2010.




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