L'Épicurieux: trois curieux à Val-David

Le local du restaurant L'Épicurieux, rénové au printemps 2016,... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Le local du restaurant L'Épicurieux, rénové au printemps 2016, est chaleureux.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

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(VAL-DAVID) Dans ce village des Laurentides déjà nanti en jolis commerces, dont plusieurs gourmands, est discrètement arrivé L'Épicurieux l'année dernière.

Le petit restaurant est l'oeuvre de trois jeunes entrepreneurs. Fanny Ducharme est passée par les cuisines de la Cabane Au Pied de cochon, alors que Dominic Tougas travaillait en salle. Au tandem s'ajoute Maxime Laverdure, qui vient plutôt du domaine de la télévision. Tous les trois sont originaires de la région et ont décidé d'y installer leur resto, attirés par le grand air et le prix des loyers incomparable à celui de Montréal. 

«Val-David est un super beau village, dit Maxime Laverdure. Il y a une effervescence ici, tant du côté culturel que des activités sportives. Je suis né ici et j'ai un attachement très particulier à Val-David. Il y a encore une niche à exploiter, même s'il y a déjà beaucoup d'offres.»

L'Épicurieux a trouvé sa place tout près de la route 117, là où l'on loue de l'équipement aquatique l'été, si bien qu'on pourrait passer devant, tout droit, sans même le voir. La belle erreur!

Cuisine simple et inspirée

L'endroit est chaleureux. Il a été entièrement rénové au printemps 2016 par les trois associés, qui se sont découvert des talents de menuisiers au cours des travaux. On y sert une cuisine de saison simple et inspirée. Des pâtes, un gravlax de truite, l'os à la moelle ou un osso buco fait à partir de viandes provenant de fermes du coin. 

«On fait des choses qui nous feraient plaisir de recevoir si nous étions nous-mêmes dans un restaurant», dit Dominic Tougas, qui insiste: le resto fait bien les choses, mais n'est pas prétentieux. 

«On n'aime pas l'idée que le client se sente moins intelligent que la carte d'un restaurant. Quand les gens viennent ici, on leur parle du menu, on répond aux questions. On passe un peu plus de temps à chaque table que dans la plupart des restaurants.»

Bon à savoir: les mercredis et jeudis, L'Épicurieux propose le service cinq assiettes, soit cinq plats à partager à deux, minimum, pour 30 $ par personne. Un accord de vins est suggéré, aussi à 30 $. 

Le restaurant est ouvert du mercredi au dimanche. La clientèle est assez jeune, explique Maxime Laverdure. Beaucoup de locaux et des Montréalais, ainsi que des clients de la couronne nord. Déjà de nombreux fidèles fréquentent L'Épicurieux, certains toutes les semaines. «On est petit, mais ça va super bien », lance Maxime Laverdure. Preuve de l'évolution de l'établissement: la carte des vins est passée de 12 inscriptions au départ en juin 2016 à plus de 75 maintenant, dont certaines raretés éphémères dont les proprios ne sont pas peu fiers.

Au Petit Poucet propose de la cuisine québécoise... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse) - image 2.0

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Au Petit Poucet propose de la cuisine québécoise traditionnelle.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

Tant qu'à y être...

> Au Petit Poucet

Si votre séjour dans le Nord vous permet plus d'un repas, il ne manque pas d'adresses, dont celles-ci, qui sont un peu le yin et le yang culinaires de Val-David. Au Petit Poucet est bien connu des gens du coin et de plus loin qui font la route pour plonger dans la cuisine québécoise traditionnelle. Soupe aux pois, ragoûts, tourtière, galettes de sarrasin et autres bonheurs créés dans un temps où les aliments fermentés et la cuisine végane appartenaient à la science-fiction culinaire. Si, précisément, vous avez opté cette année pour un réveillon plus vert que brun et que vous avez envie de vous offrir quelques souvenirs dans une assiette, passez Au Petit Poucet. Le décor de bois et de têtes d'animaux aura vite fait de vous ramener à vos racines (peut-être inconnues) de chasseurs-trappeurs.

> La Table des gourmets

Si, inversement, le temps des Fêtes a été faste en sauces faites à partir de fond de veau (ou de poudre), mettez le cap vers La Table des gourmets. Le restaurant appartient à la famille Rouyé, jadis propriétaire de La Porte du boulevard Saint-Laurent, à Montréal. La Table des gourmets donne dans les classiques de la cuisine française, concoctés avec les ingrédients qu'on trouve dans les Laurentides, ou le moins loin possible. Poisson, ris de veau, risotto, volailles et un menu à prix fixe de cinq services à 68 $.

> Le Magasin général

On en parle chaque fois qu'il est question d'une balade à Val-David, été comme hiver. C'est qu'il est adorable, ce magasin rempli de choses souvent peu essentielles, mais si jolies. Il y a là des tasses, de la mayonnaise, des livres de cuisine, des foulards et une table où l'on peut grignoter un petit quelque chose sucré ou siroter un chocolat chaud.

> Le Baril roulant

Si vous ne faites qu'un saut dans le village, mais êtes pris d'une petite soif, la microbrasserie de Val-David est votre point de ravitaillement. Le Baril roulant fête ses cinq ans cette année. En plus de ses intrigantes créations, une American Red Ale au poivre de Guinée et au gingembre ou cette ambrée au thé du Labrador, l'endroit se transforme souvent en petite salle de spectacle et a même ajouté une petite auberge à son offre.




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