«Le Coq Rico» s'installe à New York

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Après des incursions à Washington, Vienne ou Madère, Antoine Westermann, chef du restaurant Le Coq rico, se pose cette fois à New York.

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Agence France-Presse
New York

Le chef français Antoine Westermann veut montrer aux Américains, en installant à New York une déclinaison de son restaurant parisien «Le Coq Rico», que la volaille peut être cuisinée autrement.

Pratiquement dix ans après avoir renoncé aux trois étoiles de son restaurant emblématique, «Le Buerehiesel» à Strasbourg, Antoine Westermann s'est mis une nouvelle fois en danger.

Entre temps, il a ouvert avec succès quatre établissements à Paris, dont «Le Coq Rico», spécialisé dans la volaille.

Après des incursions à Washington, Vienne ou Madère, Antoine Westermann se pose cette fois à New York.

À quelques jours de ses 70 ans, le célèbre cuisinier a l'oeil qui pétille à l'heure d'évoquer son dernier né, «Le Coq Rico» version new-yorkaise qui a ouvert il y a une dizaine de jours.

«J'y ai pensé depuis que j'ai ouvert "Le Coq Rico" à Paris» en 2012, explique-t-il, attablé dans la salle de ce nouveau lieu d'inspiration bistrot, qui réunit deux espaces, dont l'un avec un long comptoir.

«Ma clientèle américaine me poussait un peu, m'incitait à venir à New York», se souvient-il.

Antoine Westermann met le pied dans un New York désormais à l'avant-garde de la révolution culinaire célébrant inventivité, diversité et surtout qualité.

«Ça n'a plus la même gueule que lorsqu'on venait il y a 15 ou 20 ans, que tout le monde était gros et qu'on mangeait mal», observe celui qui fit ses premières armes au «Buffet de la gare» de Strasbourg.

«Aujourd'hui, si on veut apprendre quelque chose, il faut venir à New York», estime-t-il.

La cuisine d'Antoine Westermann part des produits, et plus particulièrement des volailles, dans le cas du «Coq Rico».

Et s'il amène de France son savoir-faire et une manière d'«interpréter la volaille différemment», il a choisi de s'appuyer sur la production locale.

«On aurait pu s'imaginer que je vienne avec des valises pleines de poulets de Paris (mais) non seulement on trouve aussi bien (qu'en France), mais il y a même mieux», assure le chef alsacien, qui a amené de France une équipe de six personnes.

En sillonnant la campagne new-yorkaise, Antoine Westermann a notamment découvert la race Heritage, «des poulets qui ont 120 jours exactement, comme des volailles de Bresse, par exemple».

Dans sa carte, Antoine Westermann décline l'esprit du «Coq Rico» originel, avec des volailles entières à partager, agrémenté d'un zeste de culture locale, comme du pop-corn.

Il arrive à New York avec beaucoup d'humilité, mais aussi de l'ambition.

«Je sais que le poulet est un peu universel aux États-Unis. On en fait partout», reconnaît-il. «Mais je n'ai pas l'impression que quelqu'un a essayé d'approfondir».

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