Ciel! Bistro-bar tournant: vue imprenable sur Québec

Au sortir du trajet sans escale par l'ascenseur... (Photo Pascal Ratthe, collaboration spéciale)

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Au sortir du trajet sans escale par l'ascenseur panoramique, la métamorphose saute aux yeux. Le cadre est accueillant et la carte, alléchante.

Photo Pascal Ratthe, collaboration spéciale

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Depuis une quarantaine d'années, le célèbre restaurant tournant perché au 28e étage de l'hôtel Le Concorde permet aux convives d'embrasser du regard, le temps d'un repas, toute la Vieille Capitale. Cela demeure son meilleur atout.

L'Astral, qui occupait autrefois cet espace, était une institution. Et comme beaucoup d'institutions, il avait mal vieilli. Fermé à l'automne 2013, l'endroit a rouvert ses portes un an plus tard sous la houlette du Groupe Restos Plaisir, dont les enseignes populaires (Cochon Dingue, Café du Monde, JaJa la Pizz, etc.) se passent de présentation à Québec. Le Groupe n'a pas lésiné sur les moyens. Plus de 1 million de dollars ont été investis pour refaire le décor, signé Lemay Michaud. Et le menu a été confié au chef David Forbes, dont la cuisine a fait la réputation du restaurant Les Labours à Baie-Saint-Paul.

Au sortir du trajet sans escale par l'ascenseur panoramique, la métamorphose saute aux yeux. Le cadre est accueillant et la carte, alléchante. Les compositions annoncées au menu et les assiettes aperçues au passage sont prometteuses. Et effectivement, le résultat est parfois très réussi.

L'entrée de gravlax de maquereau était ravissante. Roquette, radis, betterave, chou-fleur et oignon mariné complémentaient de belle façon le maquereau finement tranché. Au-delà du coup d'oeil, saveurs pointues et textures croquantes contrastaient habilement avec la chair douce et juste assez salée de ce poisson gras.

Les raviolis de courge avec rognons de lapin, une autre entrée, étaient également intéressants. Les rognons lilliputiens sont servis entiers avec deux gros ravioles garnis d'une purée onctueuse. Des chips de panais et un délicieux jus de viande complètent l'assiette.

Tout n'est malheureusement pas de la même eau. L'osso buco de sanglier au menu lors de l'une de mes visites (une grosse portion de viande très cuite parsemée de haricots rouges et d'une nuée d'orecchiette trop al dente) aurait peut-être plu à Obélix, mais pour qui cherche d'autres plaisirs que la satiété, c'était décevant.

Le chou-fleur rôti qui accompagnait le ris de veau, par contre, était parfaitement croustillant et l'abat, savoureux.

Un dessert est pleinement satisfaisant ou n'est pas. L'éclair à la pistache que nous avons essayé était joli et généreux. La pâte, hélas, était un peu sèche et la crème pâtissière n'avait de pistache que la couleur: le parfum de cette noix délicate en était étrangement absent.

Une visite au brunch m'a laissé la même impression en dents de scie.

La cuisine a eu la bonne idée d'inclure un smoothie parmi les choix du premier service. Saveur riche, texture dense, jolie couleur: le mélange bleuets-banane-mangue proposé ce jour-là offrait toute la vitalité attendue de cette boisson.

En plat principal, l'assiette d'oeufs accompagnés d'un pavé de boudin maison bien saisi et de minuscules dés de pommes de terre parfaitement rôtis s'est avérée un excellent choix. L'assiette de crêpes aux poires, un peu moins. La garniture était correcte, sauf qu'elle est arrivée sur des petites crêpes épaisses de style pancake, et non des crêpes fines. Grosse déception! Oui, on aurait pu le demander avant de commander. Mais non, dans une ville aussi imprégnée de traditions culinaires françaises, on n'y a pas pensé. Pourquoi ne pas le préciser sur le menu?

Les succulentes gâteries sucrées présentées au troisième service (des morceaux de cake aux canneberges et bleuets bien moelleux et d'irrésistibles trous de beigne) ont toutefois permis de conclure ce repas sur une note positive.

Si vous êtes en quête d'une expérience culinaire excitante, vous trouverez d'autres enseignes plus appropriées à Québec. Par contre, si vous cherchez une table avec vue, vous ne pouvez pas mieux tomber. Le panorama, de jour comme de soir, est spectaculaire. Vous y mangerez une cuisine généralement correcte à des prix somme toute raisonnables. C'est déjà une nette amélioration en cet endroit.

Ciel! Bistro-bar tournant

Hôtel Le Concorde

1225, cours du Général de Montcalm, Québec

418 640-5802

cielbistrobar.com

> Prix: À la carte du soir, les entrées vont de 10$ à 15$, les plats de 18$ à 35$ et les desserts de 8$ à 11$. Pour le brunch, offert en formule table d'hôte trois services, comptez entre 20$ et 24$.

> Carte des vins: Majoritairement en importations privées, avec quelques productions bio ou nature. Grand choix de vins au verre.

> Service: Sympathique, mais pas toujours coordonné.

> Décor: Contemporain de bon goût: un cadre épuré et confortable qui ne cherche pas à voler la vedette au panorama, mais permet de l'apprécier pleinement.

(+) Un menu conçu pour plaire à un large public où l'on trouve néanmoins des compositions et des ingrédients intéressants.

(-) Une prestation inégale, tant en cuisine qu'au service.

On y retourne? Si on est avec à des parents ou amis qui n'y sont jamais allés, oui, c'est une expérience à faire au moins une fois.

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