Boulettes et ballons rouges

Le burger et le rouge, version La Boulette... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Le burger et le rouge, version La Boulette

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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C'est un jour d'hiver froid, humide et triste, un de ces jours où le corps ne demande qu'à rester au lit, qu'est née l'envie aussi rare qu'irrépressible de refaire le plein d'énergie en mordant dans un bon hamburger. Une envie simple, mais plus difficile à combler qu'il n'y paraît. Il y a burger, et burger.

En débarquant à La Boulette, donc, les attentes sont grandes. Première agréable découverte sur le menu: les hamburgers ne sont pas systématiquement servis avec une portion de frites (de patates douces ou régulières), mais aussi offertes avec un bol de soupe maison, ce jour-là une réconfortante soupe de choux et de tomates, ou avec une généreuse portion de salade (malheureusement un peu trop enduite de vinaigrette). La deuxième surprise? Les boissons ne se résument pas à bières et colas. Une douzaine de vins d'importation privée sont offerts au verre.

Le vif du sujet maintenant: la boulette. La version au boeuf est juste assez relevée, bien cuite mais juteuse. La viande, assez maigre, est de qualité, merci à la Boucherie du marché Jean-Talon qui assure le ravitaillement. Les classiques avec champignons sautés ou bacon et cheddar sont particulièrement savoureux, mais les versions plus originales, au porc ou à l'agneau effiloché, sont aussi très populaires. Pour les végétariens, pas de faux-semblants, les chefs ont préféré au tofu une galette de lentilles. La texture est bonne, le cari, bien dosé et le cheddar, goûteux.

Enfin, parce que le succès d'un bon burger, c'est aussi le pain, les propriétaires ont eu la bonne idée de s'en remettre aux boulangers d'Arhoma pour préparer de belles petites miches bien moelleuses, parsemées de sésame noir.

Les portions sont raisonnables, ni trop petites ni gargantuesques. On peut sortir de table rassasié et traverser la rue pour filer au cinéma Beaubien sans risquer de s'endormir avant la fin des bandes-annonces, amorti par une pénible digestion. Si La Boulette n'est pas la meilleure table de la rue, elle réussit sans prétention sa mission d'agréable petit resto de quartier dans un secteur qui n'en a pas de trop. Aller au cinéma Beaubien est maintenant un plaisir plus facile à marier avec une sortie au restaurant.

La Boulette, 2223, rue Beaubien E., 514-903-5599. De 11 h à 21 h en semaine, jusqu'à 22 h les week-ends.




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