L'art culinaire fait son entrée à la SAT

La «Satosphère»... (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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La «Satosphère»

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Après deux ans de dur labeur, les arts de la table feront enfin leur entrée officielle à la Société des arts technologiques (SAT), cet automne.

L'inauguration du Foodlab de la SAT, un projet comprenant entre autres un restaurant et une programmation à la fois gastronomique et artistique, se fera en même temps que le dévoilement de la nouvelle SAT rénovée et de son dernier étage baptisé Sensorium. Les curieux auront un avant-goût du très attendu Foodlab du 1er au 4 juin, pendant le festival MUTEK.

Le festival de musique électronique aménage un espace consacré à la cuisine de rue haut de gamme sur la place de la Paix, petit parc à côté de la SAT. Quatre chefs montréalais ont été invités à participer à cette première activité grand public du Foodlab: Martin Juneau (Newtown), Simon Mathys (Bar&Boeuf), Stelio Perombelon (Les Cons servent, Pullman) et Éric Dupuis (Taverne Square Dominion). Ils officieront un soir chacun dans un conteneur maritime transformé en restaurant mobile ultra-moderne de Viking Steel Space.

Chaque soir, en formule 5 à 7 (19h à 21h le samedi), le chef nous proposera trois petites créations culinaires à 5$ chacune, conçues avec des produits du terroir, dans une formule apéritive. Le Foodlab en profitera également pour offrir une sélection de vins nature, donnant ainsi le ton de l'éventuelle carte des vins du restaurant.

Ce ne sont pas les projets qui manquent au Foodlab, volet de la SAT piloté par Frédéric Gauthier, aussi cofondateur des éditions La Pastèque. «Foodlab, ce sera un grand terrain de jeu pour la communauté culinaire montréalaise. Mais nous voulons également proposer une ouverture sur le monde culinaire international, avec des résidences en design culinaire et en recherche, des accueils de chefs, de producteurs et de festivals culinaires, par exemple.»

«Récemment, on s'est demandé pourquoi aucun restaurant québécois ne figurait dans la liste des 50 meilleurs au monde et pourquoi aucun chef québécois n'était reçu dans des événements internationaux comme Omnivore, poursuit le directeur de la «programmation gourmande». Pour moi, c'est simple. Nous ne faisons tout simplement pas encore partie d'un réseau. Mais notre cuisine jouit aujourd'hui d'une maturité qui nous permet de la pousser un peu plus loin. Nous avons le désir de faire connaître nos produits et notre gastronomie.»

Que la SAT s'intéresse aux arts culinaires témoigne déjà de leur pertinence dans la société québécoise actuelle. Cela dit, c'est pour compléter l'offre du Sensorium que la gastronomie débarque dans ce temple de la recherche pointue, qui fête justement son 15e anniversaire à l'automne. «Jusqu'à maintenant, tous les sens avaient été desservis à la SAT, sauf le goût, raconte M. Gauthier. Avec Foodlab, nous compléterons la gamme.»

L'équipe de cuisine montée pour le restaurant aura aussi comme vocation de faire partie du développement artistique du Sensorium, soit en accompagnement, soit en jouant un rôle de premier plan. Le deuxième étage de la SAT étant complètement ouvert, les dîneurs auront une vue sur l'impressionnante «Satosphère» et ses écrans de projection à la fine pointe de la technologie. Il n'y a pas de doute que l'expérience culinaire offerte par le Foodlab sera unique en ville. Pour ne pas dire au monde!

Info: www.sat.qc.ca

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