Sept aliments qu'on mange de plus en plus

Certains fruits et légumes prisés des Canadiens ne... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)

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Certains fruits et légumes prisés des Canadiens ne sont pas produits en assez grand nombre au pays pour satisfaire tout le monde. L'importation est donc indispensable pour répondre à la demande.

Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse

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Voici sept fruits et légumes qu'on mange avec un appétit grandissant. Le hic? Au Canada, la production de ces aliments est loin de combler la demande. Conséquence: il faut en importer des tonnes. Avis aux maraîchers québécois qui cherchent des marchés - et des bouches - à séduire.

Melon d'eau

Au Canada, la consommation de pastèques a bondi de 10 % au cours des cinq dernières années, selon le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ). Même si la production canadienne a doublé en 10 ans, elle comblait seulement 10 % de l'offre en 2016. L'immense majorité (90 %) des melons d'eau consommés ici poussent donc ailleurs. Au Québec, la valeur de la production de melons d'eau était de 300 000 $ l'an dernier. Cela représente bien des tranches juteuses, mais il pourrait y en avoir davantage.

Épinard

Popeye a de l'influence comme jamais. Au Canada, la consommation d'épinards a presque doublé depuis 10 ans. La production augmente aussi, en moyenne de 4 % par an au cours de cette période. Mais c'est insuffisant. En 2016, à peine 14 % des épinards offerts au Canada avaient été cultivés au pays. En 2007, les importations étaient moins importantes, puisque 18 % de l'offre d'épinards était comblée par la production canadienne.

Chou de Bruxelles

N'en déplaise à ceux qui les détestent, la consommation de choux de Bruxelles a doublé en 10 ans au Canada. La production, quant à elle, a baissé. Si bien que 61 % des choux de Bruxelles offerts au pays l'an dernier avaient été importés, ce qui est bien davantage qu'en 2007 (seulement 37 % de petits choux importés à l'époque). La valeur de la production de choux de Bruxelles au Québec dépassait 2 millions en 2015. Avis à ceux qui se pincent le nez : essayez les choux de Bruxelles rôtis, c'est délicieux.

Persil

Taboulé et gremolata ont visiblement la cote : la consommation de persil s'est accrue de 19 % en 10 ans au Canada. L'immense majorité (81 %) du persil offert au pays en 2016 était importé. La valeur du persil produit au Québec était de près de 3 millions en 2016. C'est riquiqui, pourrait-on persifler.

Chou-rave

Il y a de quoi rendre d'autres légumes verts de jalousie. La consommation canadienne de choux-raves a quadruplé depuis 2007, avec une hausse annuelle moyenne de 17 %. La production locale de ce «type de chou dont la tige forme un renflement charnu arrondi sur le sol, comestible», selon la définition du Larousse, est toutefois marginale. L'offre dépend essentiellement des importations, en croissance.

Okra ou gombo

Au Canada, la consommation de l'okra - un fruit qui contient une substance gélatineuse, utilisé dans les soupes et ragoûts - a presque doublé depuis 2007. La hausse a été de 7 % par an, en moyenne. La culture de l'okra, aussi appelé gombo, est néanmoins rare, si bien qu'il faut se fier aux importations.

Aubergine

Peut-être est-ce dû à l'essor de la cuisine végétarienne ? Au Canada, la consommation d'aubergines a augmenté de 44 % depuis 2007. Or, rares sont les maraîchers locaux qui font pousser ce fruit violacé. Le «taux d'autosuffisance» du Canada en matière d'aubergines est de moins de 1 %.

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Source: Des marchés potentiels pour les maraîchers québécois, Bioclips, MAPAQ, 2017




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