Trois fois par jour devient magazine

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Les deux moitiés de Trois fois par jour: Marilou et Alexandre Champagne.

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Après le blogue, le livre, la vaisselle, voilà le magazine. Tiré à 60 000 exemplaires, le magazine Trois fois par jour est arrivé en kiosque cette semaine. Entrevue avec Marilou, l'une des «moitiés», avec son mari Alexandre Champagne, du tandem à la tête d'un petit royaume de l'art de vivre québécois.

Après le blogue, le livre, la vaisselle, voilà... (Photo fournie par Trois fois par jour) - image 1.0

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Photo fournie par Trois fois par jour

Difficile d'échapper à la popularité du blogue Trois fois par jour, à ses photos léchées et à ses mises en scènes rustiques-chic qui semblent faites sur mesure pour Pinterest. Né avec un blogue il y a deux ans, le concept de recettes alléchantes à regarder de Marilou et son mari, photographe, a fait beaucoup de petits.

Le premier livre du couple, sobrement intitulé Trois fois par jour - Premier tome, sorti l'an dernier, s'est écoulé à près de 200 000 exemplaires, dépassant de loin les espérances de ses auteurs. Un succès incontestable, quand on sait qu'au Québec, un livre vendu à 5000 exemplaires est un best-seller.

Ses auteurs n'avaient pourtant rien imaginé de tel, assure Marilou. Jointe au milieu d'une promotion qui va bon train, elle raconte qu'elle a été habituée à déjouer les pronostics avec Trois fois par jour.

«Quand on a lancé le blogue Trois fois par jour, je me suis fait rire dans la face. Il y avait un peu de malaise, tout le monde a un blogue, et encore plus un blogue de bouffe. Mais [ce qui fait notre succès] ce sont les décisions qu'on prend. On ne fait pas les choses pour l'argent, et les gens sentent qu'on pense à eux.»

Le magazine, donc. Annoncée au printemps, la publication, qui ne se limitera pas à des recettes, a déjà 15 000 abonnés - «un très bon chiffre», souligne Marilou - et sera imprimée à 60 000 exemplaires. Vendu en kiosque, le magazine est garanti sans publicité ni placement de produits. «Des fois, je parle de marques. Mais on n'est pas payés pour le faire. Je me réserve le droit de parler des choses qui me plaisent», dit la jeune femme.

Les choses qui plaisent à Marilou, ce sont les entreprises locales, qui ont un savoir-faire artisanal. Une marque de fabrique que les 135 000 abonnés de son compte Instagram connaissent bien. Mais le succès de Trois fois par jour, sous toutes ses formes, tient aussi à la personnalité de Marilou, qui non seulement se dévoile sur ses plateformes, mais entretient aussi un dialogue avec ses admirateurs par son blogue ou ses comptes Facebook et Instagram.

«On est monsieur et madame Tout-le-Monde, on parle de choses un peu taboues, comme les troubles alimentaires, et tout le monde peut s'y reconnaître», estime Marilou.

Devenir une personnalité publique comporte aussi son lot d'inconvénients. La jeune femme, qui s'exprime parfois avec une certaine naïveté, s'attire régulièrement des commentaires moqueurs. Cela a été le cas avec un billet publié au début de l'été dans lequel elle expliquait ne plus boire d'alcool. Le sujet, pourtant insignifiant, a avivé la polémique, faisant même l'objet de mentions dans les journaux.

«Au début, ces choses m'affectaient, raconte-t-elle. Aujourd'hui, je prends ça un peu plus à la légère. Moi-même, j'ai déjà critiqué dans le passé des gens sans les connaître. Mais c'était le reflet de ce que je vivais. Quand on est heureux, on veut plutôt propager des choses heureuses», croit la jeune femme.

Ces commentaires désobligeants - comme celui, récent, d'une lectrice accusant ses lèvres pulpeuses d'être botoxées - ne ralentissent en rien le train Trois fois par jour. La petite entreprise compte déjà huit employés et sortira, en plus de son magazine, une collection de vaisselle à l'automne et son prochain livre. La version anglophone du premier tome, intitulée Three Times a Day, partira à la conquête du Canada au début du mois d'octobre - mais Marilou et son mari n'ont aucune attente pour cette nouvelle aventure.

L'équipe de Trois fois par jour planche aussi sur les prochains numéros du magazine, puisque Marilou se prépare à être maman et espère bien s'accorder un congé de maternité au printemps. À quoi rêve une jeune femme qui soufflera 25 bougies à la fin du mois et multiplie les bons coups pour son entreprise? En fin de compte, de choses assez simples.

«En ce moment, je rêve d'avoir un peu de temps à moi. Ça me manque, ces journées libres où je pouvais m'amuser dans ma cuisine. Mais je regarde mon agenda, et ma première journée de libre, c'est en octobre», se désole Marilou.

troisfoisparjour.com

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